Débat des municipales à Alès : les candidats s'affrontent sur la lutte contre le chômage
Le débat des municipales de 2026 s'est tenu ce mercredi soir au Pôle mécanique d'Alès, dans le Gard, réunissant la plupart des candidats. Seul le représentant du Rassemblement National, Anthony Bordarier, était absent pour des raisons professionnelles. Les échanges ont principalement porté sur la réduction du taux de chômage, qui atteint 12,8% dans la ville, un sujet brûlant pour les électeurs.
Les propositions des candidats pour relancer l'emploi
Le candidat communiste, Paul Planque, a marqué les esprits avec des propos directs. Il a exprimé son ambition de "refaire d'Alès une capitale industrielle" en s'appuyant sur les savoir-faire locaux et en créant un pôle d'excellence environnemental. Dans un élan percutant, il a déclaré : "On ne peut pas rester le bronze cul de l'Europe", soulignant ainsi l'urgence de sortir de cette situation économique difficile.
De son côté, Marc Infantes a présenté un plan axé sur le désenclavement de la ville et l'attraction de start-up, visant à diversifier l'économie locale. Le candidat socialiste, Basile Imbert, a mis en avant le développement de formations, ainsi que la transition écologique et numérique. Il a également insisté sur l'importance d'agir par la commande publique pour soutenir l'emploi local, une remarque qui a provoqué le fou rire de l'ancien maire LR, Max Roustan, dans la salle.
Réactions et controverses lors du débat
Jérôme Garcia a apporté une critique acerbe, estimant que le chômage ne pourrait être résolu tant que "certains empocheront des subventions pour faire du fric". Le maire sortant, Christophe Rivenq, a répliqué en rappelant les progrès accomplis : en 1995, le taux de chômage à Alès était de 25%, contre 12% aujourd'hui. Il s'est félicité d'avoir privilégié et protégé l'industrie locale durant son mandat.
Ce débat animé a mis en lumière les divergences profondes entre les candidats sur les stratégies à adopter pour revitaliser l'économie alésienne. Les électeurs devront trancher lors des prochaines élections municipales, avec l'espoir de voir la ville sortir de cette période de difficultés économiques.



