Mark Rutte, secrétaire général de l'Otan, défend ardemment la politique iranienne de Donald Trump
Rutte défend la politique iranienne de Trump face aux critiques

Un soutien inébranlable de l'Otan à la politique américaine

Même dans les périodes où les relations transatlantiques sont particulièrement tendues, le président américain Donald Trump peut toujours compter sur un allié de poids : Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan. Ce week-end, l'ancien Premier ministre néerlandais a une nouvelle fois endossé le rôle de porte-voix de l'administration Trump, défendant avec vigueur la campagne militaire contre l'Iran lors de deux interviews accordées à des chaînes de télévision américaines.

Une défense publique sans équivoque

"Je sais qu'il existe de nombreux débats en Europe et aux États-Unis concernant cette campagne du président contre l'Iran, sur sa nécessité réelle, mais laissez-moi vous affirmer qu'elle est absolument cruciale", a déclaré Mark Rutte sur Fox News le 22 mars. Le même jour, sur CBS News, il a renchéri : "L'action du président visant à priver l'Iran de ses capacités en missiles balistiques et nucléaires revêt une importance capitale."

Le secrétaire général de l'Otan a même exprimé sa compassion envers Donald Trump face au faible taux d'approbation de sa politique dans l'opinion publique américaine : "J'ai consulté les sondages, mais j'espère sincèrement que le peuple américain soutiendra cette action, car elle contribue à rendre le monde entier plus sûr."

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Justification du manque d'enthousiasme européen

Interrogé sur la réticence des dirigeants européens face au conflit, Mark Rutte a expliqué cette situation par le fait que ces derniers avaient initialement été exclus des préparatifs militaires. Cependant, il a souligné que la situation s'était normalisée, citant l'engagement de 22 pays, dont 17 membres de l'Otan, à participer aux efforts pour la réouverture du détroit d'Ormuz.

Une relation privilégiée qui dure

Cette prise de position publique ne constitue pas un cas isolé, loin de là. L'ex-Premier ministre néerlandais multiplie depuis longtemps les marques de soutien envers le président américain, une relation qui remonte à plusieurs années.

Des louanges parfois embarrassantes

En juin 2025, lors de la première campagne de bombardements israélo-américains contre des sites militaires iraniens, Mark Rutte avait suscité des réactions gênées en appelant publiquement Donald Trump "Daddy". Cette déclaration faisait suite à une comparaison hasardeuse du président américain entre le conflit israélo-iranien et "des enfants qui se battent comme des chiffonniers dans la cour de récréation". Rutte avait alors repris cette métaphore lors d'un sommet de l'Otan : "Papa doit parfois hausser le ton".

Des messages privés révélateurs

Sélectionné précisément pour sa proximité avec le président américain, traditionnellement critique envers l'Otan, Mark Rutte a également adressé plusieurs messages privés zélateurs à Donald Trump, que ce dernier s'est empressé de rendre publics. Dans l'un d'eux, Rutte écrivait : "Félicitations et merci pour votre action décisive en Iran. C'était véritablement extraordinaire et quelque chose que personne d'autre n'avait osé entreprendre."

Le secrétaire général de l'Otan poursuivait en évoquant la décision des pays membres d'augmenter leur contribution budgétaire à hauteur de 5% de leur PIB d'ici 2035 : "Vous allez accomplir ce qu'AUCUN président américain n'a réussi à faire pendant des décennies", reprenant la typographie en majuscules chère à Donald Trump. Il ajoutait : "L'Europe va payer un prix ÉNORME" pour financer sa défense "comme elle le devait" et "ce sera votre victoire".

Un soutien qui s'étend à d'autres dossiers

Plus récemment, en janvier, un autre message divulgué par Donald Trump révélait que Mark Rutte ne cherchait pas à le dissuader dans ses ambitions concernant le Groenland. "Monsieur le Président, cher Donald — ce que vous avez accompli aujourd'hui en Syrie est incroyable. J'utiliserai mes interventions médiatiques à Davos pour mettre en valeur votre action là-bas, à Gaza et en Ukraine. Je suis déterminé à trouver une solution sur le Groenland. J'ai hâte de vous voir. Bien à vous, Mark."

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Une défense complète du narratif américain

Lors de son interview sur CBS ce week-end, Mark Rutte a pleinement épousé la position américaine, évitant soigneusement de répondre aux critiques de la journaliste Margaret Brennan concernant les bénéfices que retire Vladimir Poutine du conflit au Moyen-Orient. Cette guerre a en effet provoqué une flambée des prix du pétrole et permis un allègement temporaire des sanctions américaines sur une partie du pétrole russe.

Une justification systématique

"Ses efforts pour mener à bien la guerre en Ukraine sont essentiels", a répondu Mark Rutte à propos de l'action de Donald Trump. "Il a été le seul à parvenir à briser l'impasse avec Vladimir Poutine lors du premier appel téléphonique en février de l'année dernière, et il n'a cessé, avec son équipe, d'accomplir le nécessaire."

Conscient des critiques mais inflexible

Début mars, dans une interview à Reuters, Mark Rutte avait reconnu qu'il "n'était pas sourd" aux critiques concernant sa proximité avec Donald Trump. Néanmoins, il maintenait fermement que l'action du président américain "méritait pleinement ses éloges", confirmant ainsi la constance de son soutien malgré les controverses.