Kim Jong Un confirmé au sommet du pouvoir nord-coréen
L'Assemblée populaire suprême de la Corée du Nord a officiellement reconduit Kim Jong Un au poste suprême du pouvoir lors de la première session de sa nouvelle législature. Selon l'agence officielle KCNA, l'organe législatif a réélu le dirigeant à la présidence de la Commission des affaires d'État, la fonction la plus élevée du régime, ce lundi.
Une légitimité affichée par le régime
L'Assemblée nationale de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a validé cette décision le 22 mars, lors de l'ouverture de sa 15e législature. La dépêche officielle souligne que l'élection de Kim Jong Un reflète « la volonté et le désir unanimes de tout le peuple coréen ». Les 687 députés, dont 108 femmes, avaient été élus le 15 mars avec un taux de participation record de 99,9%.
Fondée en 1948 par Kim Il Sung, le grand-père de l'actuel dirigeant, la Corée du Nord est gouvernée par la dynastie communiste depuis ses origines. Kim Jong Un a pris les rênes du pays après la mort de son père, Kim Jong Il, fin 2011. Sur le plan institutionnel, Kim Il Sung, décédé en 1994, conserve le titre de « président éternel », mais dans la pratique, le pouvoir est détenu par Kim Jong Un, qui cumule les rôles de président des Affaires d'État et de secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée.
Stabilité des cadres et orientations diplomatiques
Pour exercer son autorité, Kim Jong Un s'appuie sur un cercle restreint de fidèles, notamment sa sœur Kim Yo Jong, récemment promue directrice de département au sein du Comité central du Parti. Les médias officiels ont décrit l'hémicycle de Pyongyang comme « imprégné de la conscience politique extraordinaire et de l'enthousiasme révolutionnaire » des nouveaux élus. Des photographies diffusées montrent le dirigeant en costume occidental, entouré de hauts responsables devant les statues monumentales de ses prédécesseurs.
L'Assemblée a également reconduit Choe Son Hui au poste de ministre des Affaires étrangères, une fonction qu'elle occupe depuis 2022, ainsi que Pak Thae Song au poste de Premier ministre. Cette session parlementaire pourrait examiner des amendements constitutionnels visant à formaliser les relations avec la Corée du Sud comme celles entre « deux États hostiles », selon certaines analyses.
Perspectives et implications
Cette réélection confirme la continuité du régime nord-coréen et son isolement diplomatique croissant. Les observateurs internationaux suivent de près les évolutions potentielles de la politique étrangère de Pyongyang, notamment dans le contexte des tensions régionales. Le maintien des cadres clés suggère une stabilité interne, mais les défis économiques et sanitaires persistent.
La dynastie des Kim continue de dominer la scène politique nord-coréenne, avec un contrôle absolu sur les institutions et la population. Les prochains mois pourraient voir des ajustements stratégiques, notamment dans les relations intercoréennes et avec la communauté internationale.



