L'ambassadeur américain Mike Huckabee suscite un tollé diplomatique avec ses déclarations sur Israël
L'ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, connu pour son soutien fervent à la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et son opposition radicale à la création d'un État palestinien, a une nouvelle fois provoqué la colère des pays arabes. Dans une interview diffusée vendredi 20 février avec Tucker Carlson, journaliste vedette de la droite américaine, il a semblé accorder son blanc-seing à l'expansion d'Israël sur une partie significative du Moyen-Orient.
Des propos bibliques interprétés comme une provocation
Interrogé dans le podcast de l'ancien présentateur de Fox News sur son interprétation d'un verset de la Genèse, Mike Huckabee, qui se définit comme un croyant biblique, a estimé qu'Israël aurait des droits sur les terres situées entre le Nil et l'Euphrate, s'étendant de l'Égypte à l'Irak. Il a déclaré : Ce serait bien s'ils [Israël] prenaient tout. Bien qu'il ait ensuite tenté de minorer l'impact de ses propos en expliquant que ce sujet n'était pas sur la table, il a ajouté que les Israéliens demandent au moins de récupérer les terres qu'ils occupent actuellement, qu'ils possèdent légitimement et qui constituent un refuge sûr pour eux.
Une condamnation collective des pays arabes
Dimanche, onze pays arabes ont réagi par une déclaration collective, dénonçant des propos dangereux et provocateurs. Cette réaction fait suite aux prises de parole passées de M. Huckabee, qui avaient déjà suscité des réactions courroucées dans la région. L'ancien pasteur évangélique a également affirmé : Si [les Israéliens] finissent par être attaqués par tous ces endroits [les pays arabes], qu'ils gagnent la guerre et s'emparent de ces terres, OK, ce sera une tout autre histoire.
Ces déclarations équivalent à blanchir l'occupation des territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, en place depuis 1967, et risquent d'envenimer davantage les tensions déjà vives au Moyen-Orient. La position de M. Huckabee, alignée sur les factions les plus dures de la politique israélienne, continue de défier les normes diplomatiques traditionnelles et alimente les craintes d'une escalade régionale.



