La France et l’Allemagne ont vivement condamné les déclarations du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui a appelé à tuer des civils dans la bande de Gaza. Dans un communiqué conjoint publié mercredi 19 août 2026, les deux pays ont jugé ces propos « inacceptables » et contraires au droit international humanitaire.
Des propos qualifiés d’incitation à la violence
Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite israélienne, avait déclaré lors d’une interview que « quiconque a un fusil doit tirer sur les habitants de Gaza », ajoutant que « les civils ne sont pas innocents ». Ces déclarations ont suscité une vague d’indignation au sein de la communauté internationale.
Le ministère des Affaires étrangères français a précisé que ces propos constituent une « incitation claire à la violence » et a rappelé que « les civils ne doivent jamais être une cible ». Berlin a fait écho à cette position, soulignant que « de telles déclarations sont contraires aux valeurs fondamentales de l’humanité ».
Une réaction rapide de la diplomatie européenne
La France et l’Allemagne ont agi de concert pour dénoncer ces déclarations. « Nous appelons les autorités israéliennes à clarifier leur position et à s’engager fermement en faveur du respect du droit international », ont-elles déclaré dans leur communiqué. Les deux pays ont également exhorté à la retenue et à la désescalade dans la région.
Cette condamnation intervient dans un contexte de tensions accrues entre Israël et les Palestiniens, alors que les opérations militaires israéliennes à Gaza se poursuivent. Selon les données fournies par le ministère de la Santé de Gaza, le bilan des victimes depuis le début de l’offensive israélienne s’élève à plus de 40 000 morts, dont une majorité de femmes et d’enfants.
Des précédents inquiétants
Ce n’est pas la première fois qu’Itamar Ben Gvir tient des propos polémiques. En 2024, il avait déjà été critiqué pour avoir appelé à la « destruction totale » de Gaza. La France et l’Allemagne ont rappelé que « de telles déclarations ne font qu’alimenter la spirale de la violence » et ont demandé à Israël de « prendre ses distances avec ces positions extrémistes ».
Les deux pays ont également réaffirmé leur soutien à une solution à deux États, seule voie, selon eux, vers une paix durable et juste au Proche-Orient. « La violence ne peut être une réponse à la violence », ont-ils conclu dans leur communiqué.



