Enquête du Parquet européen sur le media training du RN
Le Parquet européen a ouvert une enquête préliminaire concernant les conditions de financement du media training du Rassemblement National (RN). Cette formation, destinée à préparer les candidats du parti aux interventions médiatiques, aurait été payée via des fonds européens, ce qui est contesté par la justice européenne. Marine Le Pen, présidente du RN, a immédiatement réagi en dénonçant une « manœuvre politique » visant à salir l’image de Jordan Bardella, tête de liste pour les élections européennes.
Les accusations du Parquet européen
Selon des sources proches du dossier, le Parquet européen soupçonne que des fonds alloués aux assistants parlementaires européens aient été détournés pour financer des formations médiatiques pour des candidats RN. Cette pratique serait contraire aux règles d’utilisation des fonds européens, qui doivent servir exclusivement à des activités parlementaires. L’enquête préliminaire vise à déterminer si des infractions ont été commises et si des poursuites pénales doivent être engagées.
La réaction de Marine Le Pen
Marine Le Pen a qualifié cette enquête de « tentative de déstabilisation » à quelques semaines des élections européennes. Dans un communiqué, elle affirme que « le Parquet européen se prête à un jeu politique dangereux en ciblant le RN de manière systématique ». Elle estime que cette affaire est montée de toutes pièces pour nuire à Jordan Bardella, qui incarne le renouveau du parti. « Ils veulent salir Jordan parce qu’il fait peur à l’establishment », a-t-elle déclaré.
Jordan Bardella dans le viseur
Jordan Bardella, jeune eurodéputé et tête de liste RN, est directement visé par les soupçons. Il aurait bénéficié de ces formations médiatiques, ce qui pourrait constituer un avantage indu. Bardella a nié toute irrégularité, affirmant que son parti respecte scrupuleusement les règles européennes. « Nous n’avons rien à cacher et nous coopérerons pleinement avec la justice », a-t-il assuré.
Contexte politique tendu
Cette enquête intervient dans un climat politique déjà très tendu en France, à l’approche des élections européennes. Le RN, crédité de bonnes intentions de vote, pourrait voir son image écornée par ces accusations. Les autres partis politiques ont réagi avec prudence, certains appelant à laisser la justice faire son travail. Le gouvernement, par la voix de la porte-parole, a rappelé que « personne n’est au-dessus des lois, y compris les eurodéputés ».
Prochaines étapes judiciaires
Le Parquet européen dispose de plusieurs mois pour mener son enquête préliminaire. Si des éléments suffisants sont réunis, une enquête formelle pourrait être ouverte, avec d’éventuelles perquisitions et auditions. Le RN, de son côté, prépare sa défense et envisage de saisir le Tribunal de l’Union européenne pour contester la procédure. L’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions importantes sur la campagne électorale.



