Caroline Hicks, petite-fille du général Frederick, en voyage mémoriel au Mitan
Caroline Hicks en voyage mémoriel au Mitan

Un planeur est posé là, aux yeux de tous. La bannière étoilée flotte dans le ciel, le même qui a vu, 81 ans plus tôt, le général Frederick fendre la nuit aux côtés de 9 000 parachutistes. Une opération aéroportée qui allait s’avérer essentielle au Débarquement de Provence et à la libération de la France. Caroline Hicks, petite-fille du major de l’US army, a quitté sa Floride pour un voyage initiatique, entre transmission et mémoire.

Sur l’initiative de Jean-Michel Soldi

Féru d’histoire, Jean-Michel Soldi a invité Caroline Hicks et son mari à venir sur les traces de son grand-père. « Comme pour mieux se rapprocher de lui, le comprendre plus intensément, et je suis tombée des nues devant la ferveur locale », confie-t-elle. Car ici, personne n’a oublié.

Sur le front de la mémoire

Certainement pas la famille Gilardi, qui offre l’hospitalité aux cérémonies et tournages de film dans leur maison accolée à la grange dans son jus, au hameau du Mitan. Françoise montre les photos d’époque soigneusement légendées. « Cela fait trois générations que notre famille (Lavagne-Martin) accueille vétérans, soldats, officiels ; c’est un honneur et un plaisir pour nous. » Une joie partagée par Caroline, qui découvre mille anecdotes et faits d’armes des paras outre-atlantiques. Elle se rend compte des conditions, en ce jour du 15 août 1944, et de la fragilité des cercueils volants.

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Franck Dugas lui présente la maquette au 1/10e d’un Waco et ses quelque 600 heures de travail nécessaires pour reproduire la complexité, tout en simplicité, de cet aéronef. Puis, à grand renfort de connaissances techniques et historiques, il explique le largage, l’atterrissage et la dure réalité.

Un site digne d’un musée

Des poutres en bois des ailes des planeurs, seule une infime partie subsiste, mais de la carcasse en ferraille, il reste un artefact à côté du monument aux morts. La délégation s’y recueille, puis découvre les anciens quartiers généraux du général Frederick. « Le Mitan est un endroit historique et aujourd’hui il devient passerelle entre générations de différents peuples », nous confie la descendante du héros de guerre aux multiples décorations.

L’émotion, palpable sur les visages, laisse place à un moment de partage autour d’un apéritif provençal afin de célébrer la vie et le devoir de mémoire. Ces instants rappellent que, même des décennies plus tard, le sacrifice des anciens continue de rapprocher les nations. Un témoignage vivant que la mémoire du Débarquement reste, au Mitan, profondément ancrée dans les cœurs.

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