Trump menace l'Iran d'un changement de régime, tensions nucléaires et militaires s'intensifient
Trump menace l'Iran d'un changement de régime, tensions nucléaires

Donald Trump menace l'Iran d'un changement de régime dans un contexte de tensions nucléaires

Sur fond de négociations nucléaires difficiles, Donald Trump a adopté un ton menaçant envers l'Iran, affirmant qu'un changement de régime dans le pays serait « la meilleure chose qui puisse arriver ». Le président américain a évoqué ouvertement vendredi un renversement du pouvoir en Iran, alors que le dialogue entre Washington et Téhéran sur les capacités nucléaires et balistiques de la République islamique reste tendu.

Oscillation entre diplomatie et menaces militaires

Donald Trump, qui oscille entre promesses d'une issue négociée et menaces militaires, a confirmé l'envoi « très bientôt » d'un deuxième porte-avions américain dans la région du Golfe. « Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver », a-t-il déclaré à des journalistes interrogés sur l'éventualité d'un changement de régime. « Depuis 47 ans, ils parlent et parlent et parlent. Et pendant ce temps nous avons perdu beaucoup de vies », a ajouté le dirigeant républicain depuis la base militaire de Fort Bragg en Caroline du Nord.

Négociations nucléaires dans l'impasse

Les négociations entre les deux pays ennemis ont repris le 6 février à Oman, mais leur poursuite demeure incertaine en raison de positions éloignées. Washington, encouragé par Israël, souhaite limiter le programme de missiles balistiques de l'Iran et mettre fin à son soutien à des groupes armés dans la région. En revanche, l'Iran insiste pour ne discuter que du programme nucléaire et conserver ses capacités de raffinage d'uranium.

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Faute d'accord, Donald Trump a menacé jeudi l'Iran de conséquences « traumatisantes », en rappelant le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de 12 jours déclenchée par Israël en juin. Le président américain avait déjà évoqué un possible changement de pouvoir en Iran, avant de rejeter cette idée, jugeant qu'elle apporterait du « chaos ».

Renforcement militaire américain

Après l'envoi en janvier du porte-avions USS Abraham Lincoln et de ses navires d'escorte dans la région du Golfe, un deuxième porte-avions, le Gerald Ford, doit les rejoindre à une date encore incertaine. Les cibles potentielles d'une intervention américaine restent floues, ajoutant à l'incertitude.

Appels à la protestation et répression

Reza Pahlavi, le fils exilé du dernier chah d'Iran, a appelé les Iraniens à de nouvelles actions de protestation, suite à la vague de mobilisation réprimée dans le sang début janvier. Il a exhorté à manifester samedi à Munich, Toronto et Los Angeles pour réclamer une action internationale contre l'Iran. Selon le groupe Human Rights Activants News Agency (HRANA), au moins 7 008 personnes, principalement des manifestants, ont été tuées lors des protestations de janvier, et plus de 53 000 personnes ont été arrêtées depuis.

Les autorités iraniennes affirment que les manifestations ont fait plus de 3 000 morts, majoritairement des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes », qu'elles attribuent à Israël et aux États-Unis. Malgré quelques libérations de figures réformatrices, des centaines de personnes risquent la peine de mort pour leur implication dans les manifestations.

Perspectives d'inspections nucléaires

Rafael Grossi, secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a indiqué vendredi qu'un accord avec Téhéran sur les inspections du programme nucléaire était « possible », mais « terriblement difficile ». L'Iran avait refusé en novembre que l'AIEA inspecte ses sites bombardés en juin, compliquant davantage les efforts de diplomatie.

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