Un employé de Dassault arrêté avec des lunettes filmantes sur la chaîne du Rafale
Employé Dassault arrêté avec lunettes filmantes sur chaîne Rafale

Un intérimaire de Dassault arrêté avec des lunettes filmantes sur la chaîne d'assemblage du Rafale

Un employé intérimaire du constructeur aéronautique français Dassault a été placé en garde à vue après avoir été surpris avec des lunettes filmantes sur le site de production de Cergy, dans le Val-d'Oise. L'individu, qui travaillait comme monteur câbleur sur la chaîne d'assemblage des avions de combat Rafale, est accusé d'atteinte aux intérêts de la nation, selon une source proche du dossier confirmant une information de RTL.

Les circonstances de l'arrestation révélées

Les faits se sont déroulés mercredi lorsque des agents de sécurité de l'usine Dassault de Cergy ont intercepté l'employé en possession des lunettes équipées d'une caméra discrète. Cette découverte a immédiatement déclenché une procédure judiciaire, conduisant à son placement en garde à vue pour des soupçons d'espionnage industriel ou de compromission de secrets de défense.

Le site de Cergy est un lieu stratégique pour Dassault, où sont assemblés les Rafale, des avions militaires de pointe exportés dans plusieurs pays. La présence d'un tel dispositif d'enregistrement sur la chaîne de production soulève de graves questions sur la sécurité des installations et la protection des technologies sensibles.

Implications pour la sécurité nationale et industrielle

Cette affaire met en lumière les risques persistants liés à l'espionnage dans l'industrie aéronautique française, particulièrement dans un contexte de compétition internationale accrue. Les autorités enquêtent maintenant sur les motivations de l'individu et sur d'éventuels complices ou commanditaires.

Dassault, connu pour sa rigueur en matière de sécurité, pourrait renforcer ses protocoles de contrôle à la suite de cet incident. L'entreprise n'a pas encore communiqué officiellement sur le sujet, mais cette arrestation pourrait avoir des répercussions sur les procédures d'embauche et de surveillance des employés, notamment des intérimaires.

La garde à vue de l'employé se poursuit alors que les investigations visent à déterminer l'étendue des informations potentiellement compromises et les éventuelles fuites de données techniques concernant le Rafale, un atout majeur de la défense française.