Val de Garonne : la présidente de la Chambre somme l'État d'agir vite sur les digues
Val de Garonne : urgence sur les digues après les inondations

Val de Garonne : la crise des digues exige une réponse urgente

Le territoire du Val de Garonne a été le plus durement touché par les récentes inondations, avec des dégâts considérables attribués en grande partie à la défaillance des digues. Lors d'une session houleuse, la présidente de la Chambre a sommé le représentant de l'État d'« aller très vite » pour remédier à cette situation critique. La gestion des digues et la Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) ont été au cœur de vives critiques, mettant en lumière des lacunes persistantes dans la maintenance et la surveillance des infrastructures.

Des infrastructures négligées et des coûts colossaux

« Les dégâts ne seraient pas si importants si les digues n'avaient pas cédé », a insisté la présidente, soulignant l'urgence de réparer une quinzaine de digues, dont une large majorité se situe dans le Val de Garonne. Un technicien de l'organisme consulaire a confirmé ces carences, notant que l'entretien a été insuffisant sur plusieurs secteurs gérés par VGA et que les réparations lourdes interviennent toujours après les ruptures. Il a également pointé du doigt un manque de surveillance de la part de la collectivité, appelant à une meilleure coordination entre VGA, les syndicats des rivières et Voies navigables de France.

Pour remédier à ces problèmes, il est essentiel de lancer un véritable plan d'entretien, incluant la sécurisation des tronçons rompus, le traitement des points noirs et des actions sur les terriers et cavités. Ces travaux représentent un investissement substantiel, estimé à 13 millions d'euros rien que pour la collectivité VGA, responsable de 90 kilomètres de digues. Ce montant souligne l'ampleur des défis à relever pour assurer la sécurité des zones inondables.

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Un appel pressant à l'action et à la collaboration

Face à cette urgence, la présidente de la Chambre a renouvelé son appel au concours des forces armées pour un colmatage en urgence, citant la peur des habitants d'être sans protection lors de la prochaine crue de la Garonne. S'adressant directement au préfet, elle a martelé : « Vous devez aller très vite, agir en urgence, sinon, je vous l'ai déjà dit : les agriculteurs et les riverains s'en chargeront. » Cette mise en garde reflète la frustration croissante des populations locales face à l'inaction perçue.

Bruno André, le représentant de l'État, s'est montré attentif à ces requêtes, sans fermer la porte à une intervention. Il a évoqué des réflexions sur le cadre juridique pour autoriser le bouchage des brèches et le financement des travaux, affirmant : « Je pense qu'on a trouvé. Mais il ne faut pas négliger le moindre impact. J'ai besoin de vérifier deux ou trois trucs avant d'annoncer quelque chose officiellement. » Ces propos ont été accueillis avec un espoir prudent par les parties prenantes, qui attendent désormais des actions concrètes pour prévenir de futures catastrophes.

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