Toulon : 1000 agents d'État regroupés à la Cité des Lices
Toulon : 1000 agents d'État regroupés à la Cité des Lices

Mi-juin, les derniers camions de déménagement auront achevé leur travail à Toulon. La Cité administrative des Lices, ensemble immobilier situé entre le Zénith et la nouvelle école d’infirmières, regroupera alors plus de 1 000 agents de l’État jusqu’ici dispersés un peu partout en bord de rade. « En comptant ceux de la préfecture, juste à côté, ça fera même près de 1 200 personnels », souligne Simon Babre, le préfet du Var.

Un vaisseau amiral pour l’administration

Ces bâtiments réhabilités ont germé sur une friche tertiaire, jadis occupée en partie par La Poste. Demain, ce sont quelque 630 professionnels de la DDTM, de la DDPP, de la DREAL ou de certains services de la DDFIP qui viendront y prendre leurs quartiers. Ils rejoindront leurs collègues de l’IEN. Autant de sigles pas toujours familiers des Toulonnais, qui désignent les services publics des Impôts, des anciennes DDE ou Affaires maritimes, ainsi que de l’Éducation nationale.

Rationalisation et économies

Objectif de cette « profonde réorganisation » autour du boulevard du 112e Régiment d’infanterie : rationaliser tout cela. Autrement dit, toujours selon Simon Babre : simplifier, grâce à « ce nouveau vaisseau amiral de l’État », la vie des usagers et celles des professionnels. « Les conditions de travail seront améliorées, tout comme l’accueil du public ». Pour l’État, il s’agit aussi de réaliser des « centaines de milliers d’euros » d’économies. « On va utiliser 33 % de surface en moins, baisser nos frais de fonctionnement. Cela va donc aussi profiter au contribuable. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un long chemin semé d’embûches

Évoqué depuis des années, ce regroupement n’a toutefois pas été simple à mettre en œuvre. Notamment en raison de l’opposition d’une partie des agents, qui demandaient des garanties sur leur prochain lieu d’implantation. Le personnel de la DDTM, pour ne citer que lui, avait fait part de ses craintes concernant le manque de parkings dans le voisinage de ce polygone administratif. « Depuis que je suis arrivé l’été dernier, on a organisé environ une réunion par mois pour jalonner les avancées en termes de dialogue social, pour que ce déménagement soit un mieux pour tout le monde », souligne le préfet du Var. « Le stationnement était effectivement un point de crispation mais des solutions ont été trouvées avec Madame le maire Josée Massi ». Deux parkings de la préfecture, pour 90 places au total, seront par exemple mis à disposition des agents. En parallèle, des solutions de « compensation » pour les Toulonnais verront le jour ailleurs en ville.

Mobilité et avenir des sites

Plus largement, « grâce aux gros efforts réalisés par la métropole, la Ville et la préfecture », l’accent a été mis sur la mobilité, avec deux nouveaux arrêts de bus ou le développement des pistes cyclables et des parkings à vélos au profit de « la grande famille » de l’État. « Sans oublier la proximité de la gare, qui est un vrai plus », insiste Simon Babre. Reste quelques interrogations. Si le site vétuste de Vert-Coteau, jusque-là occupé par la DDFIP (services des impôts fonciers et de la publicité foncière), sera mis en vente, le devenir de celui de Port-Marchand, qui abritait les bureaux de la DDTM, n’est pas fixé. D’après la maire Josée Massi, il pourrait, à moyen terme, être transformé en tribunal provisoire, le temps qu’une future cité judiciaire sorte de terre.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale