Premières tensions au conseil municipal de Saint-Savin
Le conseil municipal de Saint-Savin s’est réuni lundi 27 avril sous la présidence de la maire, Frédérique Joint. Cette séance a posé les premières bases du mandat sur les plans organisationnel et financier, révélant des tensions entre la majorité et l’opposition.
Organisation interne et nominations
Le conseil a désigné ses représentants au sein des structures intercommunales et des organismes partenaires, ainsi que les membres des commissions obligatoires. La municipalité a organisé son fonctionnement interne avec la création de sept commissions thématiques et la nomination de référents. La commission de contrôle des listes électorales a également été validée.
Stabilité fiscale maintenue
Sur le plan fiscal, les élus ont choisi la stabilité pour 2026. Les taux d’imposition sont maintenus à 36,20 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, 48,36 % sur les propriétés non bâties et 12,58 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Ajustements budgétaires contestés
Une décision modificative du budget a été adoptée pour ajuster certaines dépenses, notamment les emprunts, le matériel informatique et les travaux scolaires. Cette mesure a suscité un échange appuyé avec l’opposition. La maire a justifié ces ajustements : « Nous avons dû intégrer un certain nombre de dépenses qui n’avaient pas été prévues. Sur certains postes, nous n’avions pas le choix. » Elle a cité l’exemple du matériel informatique : « À notre arrivée, il n’y avait aucun ordinateur, ni pour moi ni pour les adjoints. Nous avons dû procéder à ces achats rapidement. » Elle a rappelé un impératif réglementaire : « Le règlement sur la protection des données interdit l’utilisation d’ordinateurs personnels pour traiter des données de la population. Nous ne pouvons pas avoir ce type d’informations sur des outils privés. »
Indemnités des élus : un débat houleux
La question des indemnités a provoqué de vives critiques de l’opposition, qui dénonce une hausse importante par rapport au mandat précédent et un coût jugé trop élevé pour la commune. Fixées dans le cadre légal (27,98 % pour le premier adjoint, 22,65 % pour les autres), elles ont été assumées par la maire, qui a répondu : « Nous appliquons les indemnités prévues par la loi. » Elle a replacé ces choix dans leur contexte, rappelant que la précédente municipalité avait fait des arbitrages différents sur le nombre d’adjoints et le niveau des indemnités. Elle a notamment évoqué la situation de l’ancien maire : « L’ancien maire écrêtait ses indemnités en raison du cumul de mandats avec d’autres fonctions, atteignant ainsi le plafond légal. Cela avait eu pour effet de limiter les indemnités versées aux autres élus. »
Enfin, la maire a défendu une conception engagée du mandat local : « Ce sont des fonctions qui demandent beaucoup de temps. Certains élus doivent réduire leur activité professionnelle. Il n’y a aucune raison qu’ils perdent du salaire pour exercer leur mission. » L’opposition, tout en reconnaissant l’investissement des élus, a maintenu son désaccord.
Autres décisions
Parmi les autres décisions prises lors du conseil, on peut citer l’adoption du règlement intérieur, la création d’un poste technique à temps incomplet, l’autorisation de recrutements temporaires et le maintien de la participation aux transports scolaires à hauteur de 85 euros par enfant.



