Le premier budget primitif de la mandature a été voté mardi 28 avril. L'exercice 2026 s'appuie sur une maîtrise des dépenses de fonctionnement et 10 millions d'investissement, sans augmentation des taux d'imposition.
Des contraintes budgétaires absorbées sans emprunt ni hausse d'impôts
Avant d'engager le moindre euro, la Ville du Bouscat démarre la préparation budgétaire 2026 avec 1,8 million d'euros de « nouvelles contraintes imposées ». Parmi elles figurent la baisse de la dotation globale de fonctionnement (207 000 euros), une hausse prévisionnelle des charges de fluides (165 000 euros), la hausse des cotisations patronales (217 000 euros), le coût des créations de postes 2025 en année pleine (210 000 euros), et surtout la perte de recettes exceptionnelles (782 000 euros) perçues en 2025. Malgré ces obstacles, les économies et recettes dégagées par ailleurs permettent d'absorber ce montant. « Sans nouvel emprunt ni recours au levier fiscal », réitère l'adjoint aux finances Rémi Simon, confirmant l'annonce faite lors des orientations budgétaires.
Une gestion rigoureuse pour préserver l'épargne et financer les priorités
Cette gestion « rigoureuse » préserve une épargne brute de 4,5 millions d'euros. Celle-ci servira à renforcer le soutien au Centre communal d'action sociale, à financer de nouveaux postes (dont deux policiers municipaux) et à développer l'offre d'accueil pour les jeunes enfants.
Fiscalité stable mais recettes en hausse grâce aux nouvelles constructions
Si les taux des trois taxes directes locales restent stables, la revalorisation physique (via la construction de nouveaux logements) et forfaitaire (décidée par le Parlement) des bases rapportera une hausse de 374 000 euros des produits de fiscalité à la commune.
Dépenses de fonctionnement en baisse et investissements ciblés
Au global, les dépenses de fonctionnement 2026 (charges à caractère général, de personnel, etc.) s'établissent à 33,4 millions d'euros, en baisse de 2,4 % par rapport au budget primitif 2025. Dix millions d'euros sont alloués à l'investissement. Les premiers grands projets de la mandature seront lancés : création d'un centre de sécurité urbaine, requalification de l'ensemble sportif Jean-Jaurès, rénovation du parc de l'Ermitage (travaux hydrauliques), etc.
Des améliorations environnementales et de cadre de vie
Des améliorations moins spectaculaires sont comprises : végétalisation, enfouissement des réseaux, éclairage public. « Soutenable financièrement, ce budget le sera aussi sur le plan environnemental. 27 % des dépenses d'investissement contribuent à l'atténuation du changement climatique », avance Rémi Simon.



