Saint-Jean-de-Luz : Jean‑François Irigoyen entame un nouveau mandat axé sur la proximité
Jean‑François Irigoyen a été réélu maire de Saint-Jean-de-Luz au second tour des élections municipales, un scénario inédit dans la commune au XXIe siècle. Avec 48,37 % des voix, il devance largement ses concurrents Manuel de Lara (27,28 %) et Pascal Lafitte (24,35 %). Cette victoire lui assure 25 sièges au conseil municipal, contre 4 pour chacun de ses opposants.
Une campagne parfois houleuse
Visiblement soulagé après une campagne marquée par des tensions, notamment avec Manuel de Lara, le premier édile a dressé le bilan mercredi matin. Il a reconnu manquer de peu le premier tour, à seulement 197 voix, mais se félicite d'avoir gagné 1 000 voix supplémentaires au second tour par rapport à 2020. « Je suis très satisfait », a-t-il déclaré, soulignant la participation exceptionnellement basse du scrutin précédent en raison de la pandémie de Covid-19.
Défense des grands projets critiqués
Interrogé sur les critiques concernant le coût des grands projets comme le pôle culturel Peyuco-Duhart (13 millions d'euros) et l'aménagement de l'îlot Foch (8 millions), Irigoyen a défendu sa gestion. « Il faut être clair. Pour le centre culturel, il y a eu la crise Covid et les coûts des chantiers ont augmenté partout en France », a-t-il expliqué. Il a assumé le choix d'un parvis en pierre, tout en insistant sur la solidité financière de la commune : « Quand on regarde la capacité de désendettement qui est à 5,5 années et le taux d'endettement par habitant, on est dans les plus bas de la Côte basque ».
Un virage vers la proximité
Le maire réélu a annoncé un changement de cap pour ce nouveau mandat. « Ce mandat-ci sera celui de la proximité », a-t-il assuré, évoquant des priorités comme les trottoirs, les rues et l'embellissement des quartiers. Il a reconnu que ces sujets du quotidien avaient été moins prioritaires lors de son premier mandat, au profit des grands projets. Des investissements sont déjà prévus, avec notamment le passage à l'éclairage LED dès avril pour réduire la consommation tout en maintenant l'éclairage nocturne.
Apaisement après les tensions de campagne
Sur les confrontations avec Manuel de Lara, Irigoyen a adopté un ton conciliant. Il a reconnu des « termes maladroits » concernant le vote sur le projet de gendarmerie, tout en maintenant que l'opposition « n'a pas voté pour ». Évoquant les vidéos Facebook de son adversaire, il a déclaré : « J'en ai des échos et je pense qu'il valait mieux que je ne les regarde pas. Mais c'est du passé, c'est la campagne. Il faut avancer et travailler tous ensemble ».
Positions fermes sur les dossiers sensibles
Le maire a pris des positions claires sur plusieurs dossiers :
- Parkings : Il s'oppose fermement à un projet de parking de 400-450 places à Marañon, préférant développer les zones bleues et les arrêts minute dans les zones commerciales.
- Logement : Il plaide pour un assouplissement de la mesure de compensation sur les meublés de tourisme, critiquant son application inégale sur le territoire.
- Agglomération : Il souhaite poursuivre son rôle de vice-président de la CAPB en charge du port, de la pêche et des mobilités, sans ambition pour la présidence.
Jean‑François Irigoyen sera officiellement installé samedi matin à 11 heures, où il présentera son équipe de neuf adjoints, incluant trois nouveaux visages. Il appelle à « travailler tous ensemble dans une bonne ambiance » pour ce mandat tourné vers les Luziens.



