Un conseil municipal marqué par des décisions importantes
Le conseil municipal de Saint-Estèphe, tenu le jeudi 26 avril, a abordé deux sujets majeurs pour la commune : la désignation des représentants au syndicat d'adduction d'eau potable et le devenir des bâtiments de la cave Marquis de Saint-Estèphe, actuellement en redressement judiciaire.
Une minute de silence et une nomination stratégique
Michelle Saintout, la maire, a ouvert la séance en proposant une minute de silence en hommage à Lionel Jospin, à la demande d'un élu. Elle a ensuite présenté la délibération concernant la désignation des délégués auprès du Syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable et d'assainissement de la région de Saint-Estèphe (SIAEPA).
« Le mandat des délégués étant lié à celui du Conseil municipal, nous devons réunir deux membres titulaires et deux membres adjoints », a expliqué la maire, qui a annoncé sa candidature à la présidence du syndicat, comme précédemment.
Les candidats proposés étaient Michelle Saintout et Jean Viandon comme titulaires, avec Olivier Maneiro et Thomas Lassale comme suppléants. Jean Viandon, déjà titulaire, repartait, tandis que Thomas Lassale était le nouveau candidat.
Un vote à bulletin secret pour plus de clarté
Jean Viandon et une autre élue ont questionné la méthode de vote, habituellement à main levée. La maire a justifié le recours au bulletin secret : « Lors du premier conseil municipal pour l'élection des adjoints, nous avons recueilli six votes blancs et un nul. Je préfère désormais que tout soit bien défini et bien cadré, donc nous votons à bulletin secret. De cette manière, il n'y aura pas de problème ».
Après le défilé des élus à l'urne, le résultat a été sans surprise : tout a été voté à l'unanimité. Ainsi, Michelle Saintout et Jean Viandon sont officiellement devenus titulaires, tandis qu'Olivier Maneiro et Thomas Lassale ont été désignés suppléants.
Le débat sur l'avenir de la cave Marquis de Saint-Estèphe
La seconde partie du conseil a porté sur un débat concernant la cave Marquis de Saint-Estèphe, en redressement judiciaire. Un expert foncier avait sollicité la mairie par courrier pour savoir si un éventuel permis de démolir des bâtiments serait accepté, afin de permettre la replantation de vigne.
Après un échange approfondi entre les élus, Michelle Saintout a informé l'assemblée de sa réponse à l'expert : le Conseil municipal estime qu'il est trop tôt pour garantir une réponse positive. Les élus ont préféré attendre avant de se prononcer définitivement, soulignant l'importance de cette décision pour l'avenir du patrimoine viticole local.
Ce conseil municipal a donc permis de clarifier la représentation de Saint-Estèphe au sein du syndicat d'eau potable tout en engageant une réflexion prudente sur le sort d'un élément clé du paysage économique et culturel de la commune.



