Alain Rousset en campagne aux côtés de Laurent Bruneau à Agen
Ce mercredi 18 mars, Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, a déambulé sur le boulevard de la République à Agen, accompagnant le candidat rassembleur des gauches, Laurent Bruneau. Cette visite matinale a été marquée par des échanges nourris avec les commerçants locaux et les habitants agenais, permettant de discuter en détail du programme politique porté par Bruneau, qui bénéficie du soutien affirmé du président régional.
Un plaidoyer pour une alternance constructive
Au cours de cette marche, Alain Rousset a souligné l'importance de cette campagne électorale, qu'il qualifie de « belle ». Il a insisté sur la « vraie chance d’alternance constructive et humaine » que représente cette union de la gauche, élargie jusqu'au centre politique. « Je ne veux pas que qui que ce soit s’approprie le centre », a-t-il déclaré, tout en critiquant vertement les partis de droite pour leur « complicité avec le Rassemblement national », qu'il juge « insupportable » pour sa génération.
Vives critiques envers le maire sortant Jean Dionis
Le président de région n'a pas mâché ses mots à l'encontre du maire sortant, Jean Dionis, qu'il accuse de raconter des « carabistouilles ». Rousset réagit notamment à l'argument de campagne de Dionis, qui pointe la présence de trois candidats La France Insoumise (LFI) sur la liste de Laurent Bruneau. « Interrogez Laurent pour savoir s’il a des tendances Lfistes. Non. Le vrai danger aujourd’hui, c’est un régime d’extrême droite. Il n’y a pas eu d’autres dangers dans l’histoire de France », a-t-il martelé, minimisant ainsi cette critique.
Le rôle économique du maire et la question de la LGV
Près du quartier général de la gauche, Alain Rousset a rappelé le rôle économique crucial d'un maire, notamment dans le domaine commercial, un rôle qu'il estime pouvoir être renforcé « avec l’appui de la Région ». Malgré quelques divergences assumées, le sujet de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) a été abordé. Rousset, fervent défenseur de ce projet, a réaffirmé son soutien, tandis que Laurent Bruneau, sans s'y opposer, exprime des réserves quant aux bénéfices pour les Agenais, en raison de l'implantation prévue d'une gare à Sainte-Colombe-en-Brulhois, à plusieurs kilomètres du centre-ville.
Une rencontre fortuite ou préméditée ?
Durant ces échanges, Jean Dionis est apparu sur le boulevard, déambulant également avec quelques colistiers. Cette présence simultanée soulève la question du hasard ou de la préméditation. Le maire sortant est resté en retrait, sans pouvoir serrer la main d'Alain Rousset, qui a poursuivi ses occupations sans s'arrêter, illustrant ainsi les tensions palpables entre les deux camps dans cette campagne électorale agenaise.



