Arrivée il y a un an, en mai 2025, à Villars, commune située au nord de Saint-Étienne, une famille afghane a vu sa demande d'asile rejetée. Le couple et ses jumeaux de 8 ans risquent de se retrouver à la rue. Les parents d'élèves de l'école Jean-Ravon ont décidé de se mobiliser pour éviter cette situation.
Une famille intégrée mais menacée
Fuyant le régime des talibans, la famille espérait trouver un lieu sûr en France. Mais un an plus tard, en mai 2026, leur demande d'asile est rejetée. Une décision qui passe mal, notamment pour certains habitants de Villars, qui côtoient la famille au quotidien. "Pour moi comme beaucoup d'autres, c'est incompréhensible", témoigne la maman d'une camarade des jumeaux, auprès du Progrès.
"Ces deux enfants sont intégrés, ils ont des amis et sont invités chez les uns ou les autres", indique une mère de famille. "Je les amène parfois au cinéma, au McDonald's… Un jour, Madina m'a dit que ma voiture était plus grande que la tente dans laquelle ils ont vécu un temps." Avant d'arriver en France, la famille a subi un long périple à pied, traversant montagnes, champs et rivières.
Un refus lié à un enregistrement en Estonie
Isabelle Graci, présidente de l'association Un toit pas sans toi, explique le refus par le fait que la famille s'était enregistrée auparavant en Estonie. "Mais d'un point de vue humain, c'est difficile à entendre. Si on ne donne pas l'asile à une famille afghane qui est gouvernée par les talibans, on la donne à qui ?"
Une mobilisation pour trouver un logement
Les parents d'élèves et associations tentent de trouver des solutions pour que la famille ne se retrouve pas à la rue. Ils lèvent des fonds afin de leur trouver un logement. La famille montre une réelle volonté de vivre en France, en apprenant le français et en nouant des liens avec les habitants.



