La Rochelle teste une voiture à caméras pour le stationnement, mais suspend son utilisation
La Rochelle teste une voiture à caméras pour le stationnement

Une acquisition confirmée mais non exploitée

Le service du stationnement de la mairie de La Rochelle a bel et bien fait l'acquisition d'un véhicule spécifiquement conçu pour la lecture automatique des plaques d'immatriculation, communément appelée LAPI. Cette technologie, souvent décriée par ses détracteurs qui la qualifient de « sulfateuse à PV », a fait l'objet d'un débat lors d'une émission électorale sur France 3 Poitou-Charentes. Le candidat Falorni a révélé cette information, tout en précisant que le véhicule « n'a pas été utilisé » dans le cadre opérationnel.

Des essais réalisés mais une mise en service en suspens

Olivier Prentout, ancien adjoint au maire chargé du stationnement, a confirmé ces faits sans ambages. « Il n'y a aucune raison de ne pas le dire, je suis très à l'aise », a-t-il déclaré. Il a expliqué que la collectivité s'est effectivement dotée de cet outil d'aide à la gestion du stationnement horodaté. Des essais techniques ont été menés, mais la décision de mise en service a été suspendue sous le mandat de l'ancien maire Jean-François Fountaine.

« Pour se lancer, il faut être prêt techniquement, juridiquement, sur le plan administratif mais aussi en matière de communication envers les usagers de la zone payante. Ce n'était pas le cas. Et c'est mieux que ce soit à la prochaine municipalité d'en décider », a justifié Olivier Prentout. Cette position n'a pas été remise en question par Thibaut Guiraud lorsqu'il est devenu maire en juin 2025.

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Un outil présenté comme complémentaire et utile

Loin de l'image négative d'un dispositif de verbalisation massive, la Renault Zoë équipée de caméras et d'électronique embarqué est présentée comme un outil à réelle utilité. Elle viendrait compléter l'action des agents de surveillance de la voie publique, dont les effectifs sont limités. « Des ASVP, on n'en a pas 100 ou même 50 contrairement à ce que l'on croit, mais seulement 18 ! C'est donc une question d'égalité de traitement pour les usagers », a souligné Olivier Prentout.

Une réponse aux disparités géographiques de contrôle

Avec des agents effectuant leurs tournées à pied depuis le centre-ville, l'hyper-centre bénéficie d'une surveillance plus accrue que les zones payantes périphériques, telles que les Minimes ou le Mail. Le véhicule LAPI aurait donc pour vocation de sillonner ces secteurs marginaux pour détecter les infractions et alerter le personnel en cas de besoin d'intervention. Les agents devraient ensuite procéder à un tri, certains usagers pouvant bénéficier de droits de stationnement spécifiques.

« Bref, l'outil existe comme dans bien d'autres villes, telles qu'Angoulême ou Biarritz. Mais la décision de l'utiliser ou non, en fonction de tel ou tel objectif assumé, est entre les mains de la prochaine équipe municipale », a conclu l'élu, qui ne se représente pas aux élections.

Un autre enjeu majeur pour les usagers

Parallèlement à cette question, un autre défi de taille attend les usagers du parc payant après les élections municipales. Il concerne l'offre de Flowbird, une solution permettant de payer, prolonger ou stopper le stationnement à distance et de recevoir des notifications d'alerte. L'éditeur de ce logiciel a été racheté par le groupe EasyPark, qui prévoit d'apporter des modifications à cette plateforme dès la fin de la période électorale, ajoutant une nouvelle variable à la gestion future du stationnement rochelais.

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