José Armand réélu à la tête de la Communauté de communes du Confluent et des coteaux de Prayssas
José Armand réélu président de la Communauté de communes du Confluent

José Armand réélu à la tête de la Communauté de communes du Confluent et des coteaux de Prayssas

Le président de la Communauté de communes du Confluent et des coteaux de Prayssas, José Armand, voit dans sa réélection une validation du travail accompli. Cette nouvelle mandature s'annonce chargée avec des dossiers majeurs comme les suites des inondations et la mise en place d'un Schéma de cohérence territoriale.

Un ancrage local fort et une réélection significative

« J'y suis j'y reste… » Cette expression pourrait résumer l'attachement de José Armand à son village natal, Monheurt. Il y a été instituteur pendant trente-cinq ans, est devenu premier adjoint en 1989 et maire depuis 2001. Son engagement s'étend désormais à la présidence de la Communauté de communes du Confluent et des coteaux de Prayssas, où il vient d'être réélu. Il explique cette pérennité par un concours de circonstances plus que par une ambition démesurée : « Je voulais arrêter la mairie, mais personne n'a voulu y aller. »

Cette réélection revêt une importance particulière pour lui. « La dernière fois, je portais le bilan de Michel Masset. Ça avait été très serré. Ce coup-ci, j'ai porté ce que j'ai proposé et notamment le changement de gouvernance que j'ai mis en place depuis deux ans, qui fonctionne plutôt bien d'ailleurs. » Le maire de Monheurt a remporté l'élection avec 29 voix, contre 13 à Christian Girardi, maire d'Aiguillon, lors du scrutin du mardi 7 avril.

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Une gouvernance équilibrée et participative

José Armand souligne l'importance d'une présidence qui ne soit pas dominée par la commune la plus peuplée. « Je trouve très sain que dans une communauté de communes, ce ne soit pas celle qui écrase un peu les autres par sa population, qui soit à la présidence, parce qu'il faut des équilibres. Quand on est délégué à la collectivité à l'EPCI, on est délégué à l'EPCI, il faut un peu oublier de quelle commune on vient : On est là pour un projet du territoire. »

Pour favoriser cette approche, il a instauré une nouvelle gouvernance après avoir consulté les maires en 2023. « Les maires des petites communes se plaignaient d'être mis devant le fait accompli en conseil communautaire. Une fois élu, j'ai instauré des réunions de secteur où chacun mettait en débat les sujets qu'il voulait. Les propositions sont votées anonymement, et si j'ai la majorité des deux tiers, on poursuit le cheminement pour aller jusqu'au conseil communautaire. Et cela a remobilisé les élus. »

Les défis immédiats : inondations et aménagement territorial

Parmi les priorités, la gestion des suites des inondations de février occupe une place centrale. « Nous avons trois brèches sur nos digues et un colmatage d'urgence est en cours sur deux d'entre elles, ce qui va nous coûter quand même 200 000 euros. Nous attendons juillet-août pour effectuer les réparations les plus importantes, chiffrées autour de 2,7 millions d'euros. Et nous préparons le dossier technique pour savoir exactement ce qu'on va faire et comment on va le faire. »

Le président a sollicité l'aide du préfet pour le financement. « Nous nous sommes tournés vers le préfet, proactif, qui nous aide à trouver des pistes de financement. Parce qu'il est bien entendu hors de question, autant pour l'Agglo de Marmande que pour le Confluent, de pouvoir investir autant d'argent si on n'a pas d'aides. Et l'État y va à reculons : de toute façon, il nous a donné une compétence qu'il n'assumait pas. »

Sur le front de l'aménagement territorial, José Armand devra finaliser le PLUi (Plan local d'urbanisme intercommunal) et lancer l'élaboration d'un ScoT (Schéma de cohérence territoriale). « Nous sommes une des rares communautés de communes qui n'a pas de ScoT. Nous avons des communes qui sont tournées vers le Villeneuvois, l'Agenais, le Marmandais ou l'Albret, et donc c'est très compliqué. Il faut nous repositionner dans un grand ensemble, et à la quasi-unanimité, on va plutôt vers un ensemble Confluent, Agglo d'Agen et Albret Communauté, davantage dans notre ADN. »

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Perspectives économiques : la zone d'activité de la Confluence

La zone d'activité de la Confluence constitue un pilier économique pour le territoire. « C'est autour de la zone d'activité de la Confluence que s'est créée la Communauté de communes du Confluent et des coteaux de Prayssas », rappelle José Armand. « On est passé d'une zone où il y avait zéro emploi à quasiment 900 aujourd'hui. Et demain, il y a des perspectives de développement qui vont arriver très vite, avec 400 emplois de plus. »

Des projets concrets sont en cours. « La société foncière Altarea va investir sur deux terrains en cœur de zone, avec une plate-forme logistique, ce qui représentera 250 à 300 emplois. Ils viennent, ils construisent des bâtiments et ils louent. Et sur 14 autres hectares, j'avais demandé à Altarea de trouver une thématique agricole. Je les ai rapprochés de l'Agropole dont on a une antenne à Damazan. Un partenariat est en cours pour créer une pépinière d'entreprises destinée à celles qui sont en couveuse à l'Agropole. Deux à trois entreprises qui sont mûres pour y aller, et sur le reste, il y aura deux petites plates-formes agricoles, fruits et légumes. »

Ces développements s'inscrivent dans un contexte plus large, où les territoires voisins sont également engagés dans des démarches de planification. « L'Albret et l'Agglo d'Agen doivent aussi finaliser leur ScoT ; j'avais pris contact avec elles pour constituer des groupes de travail. Les élus ont changé, mais je pense que leur position reste la même. »