Les animateurs des écoles parisiennes sont appelés à la grève jusqu'au 22 mai par sept syndicats. Ce mouvement de contestation vise à protester contre ce que l'intersyndicale qualifie de « politique de répression » de la municipalité parisienne, dans le cadre du scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire.
Un plan de 20 millions d'euros annoncé
La ville de Paris a annoncé un plan de 20 millions d'euros pour tenter d'éradiquer ce phénomène. Depuis le début de l'année 2026, 78 agents municipaux ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Ces mesures ont suscité la colère des syndicats, qui dénoncent une « suspension automatique de tout agent au moindre signalement », touchant plus de 100 agents depuis le début de l'année.
Un climat de suspicion généralisée
Dans leur tract, les syndicats pointent un « climat de suspicion généralisée », un « non-respect des procédures et du droit à se défendre », ainsi que « l'absence de moyens supplémentaires pour en finir avec le sous-effectif chronique » de la filière. La grande majorité des 14.000 animateurs sont des vacataires, ce qui aggrave la précarité et le manque de personnel.
Dès ce lundi, des agents se sont mis en grève dans « plusieurs dizaines d'écoles », selon Nicolas Léger du Supap-FSU. Il anticipe qu'au plus fort du mouvement, le 19 mai, à l'ouverture du premier Conseil de Paris ordinaire d'Emmanuel Grégoire, environ 200 écoles seront affectées par la grève.
Rencontre avec les parents d'élèves
Le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a rencontré lundi soir les parents d'élèves de l'école Saint-Dominique dans le 7e arrondissement, l'un des épicentres de la crise parisienne, où les signalements se sont multipliés ces derniers mois. Cette rencontre visait à apaiser les tensions et à discuter des mesures à prendre pour garantir la sécurité des enfants.



