La controverse autour de la gestion du Grand prix de France au Castellet continue d'occuper la justice. Condamnée pour diffamation publique en janvier 2026 envers l'ancien maire de Nice, Christian Estrosi, la députée (UDR) Christelle d'Intorni voit son recours devant le Tribunal administratif de Nice rejeté ce jeudi 30 avril 2026. Ce recours portait sur un versement effectué par la métropole Nice Côte d'Azur que l'élue dénonçait.
Une aide de 5 millions d'euros contestée
Depuis 2023, Christelle d'Intorni reproche à la Métropole de ne pas avoir hésité à renflouer la dette abyssale du Groupement d'intérêt public (GIP) qui gérait le Grand Prix de France de Formule 1 au Castellet de 2018 à 2022, chiffrée à plus de 27 millions d'euros. En juillet de cette année-là, un bureau métropolitain avait voté une aide de 5 millions d'euros, tandis que certaines collectivités parties prenantes refusaient de payer, à l'instar du président du Conseil départemental du Var (LR), Jean-Louis Masson. Remontée, la députée ciottiste avait formé un recours devant le Tribunal administratif de Nice contre cette délibération.
Le tribunal rejette le recours
Près de trois ans plus tard, la juridiction annonce ce jeudi 30 avril 2026, dans un communiqué, son rejet. « Le tribunal relève que la dissolution du GIP ayant été décidée, son passif avait vocation à être apuré par l'ensemble de ses membres, dont la métropole Nice Côte d'Azur. [...] La métropole pouvait légalement décider du versement d'une avance sur sa contribution aux dettes du GIP avant même que sa contribution finale ne soit arrêtée aux termes de la liquidation de celui-ci », lit-on dans les motivations du rejet.
Un autre revers en janvier 2026
En janvier 2026, Christelle d'Intorni avait essuyé un autre revers judiciaire : le Tribunal correctionnel de Nice la condamnait alors à payer l'euro symbolique et 1 000 euros de frais de procédure à Christian Estrosi, alors maire (Horizons) de Nice et président de la Métropole. Ce dernier l'avait attaquée pour diffamation après des propos tenus par l'élue à l'AFP, énonçant en substance : « Tout est fait pour cacher les bénéficiaires de ces dépenses somptuaires. C'est irresponsable. M. Estrosi dépense, le contribuable paie. » Contestant la véracité de cette déclaration, la députée a fait appel de cette décision. Même soldé, le Grand prix de France n'a donc pas encore fini de faire parler de lui.



