Crise politique à Saintes Grandes Rives
Bruno Drapron, maire de Saintes, a proposé à Jean-Luc Marchais et Pierre-Henri Jallais de reprendre une vice-présidence au sein de l'exécutif de Saintes Grandes Rives, mais a exclu Jérôme Gardelle de cette offre. Cette décision a provoqué une réaction immédiate et solidaire des trois maires de gauche, qui ont unanimement rejeté la proposition et exprimé leurs vifs regrets concernant un manque flagrant de transparence dans le processus.
Une succession controversée
Bruno Drapron est attendu pour se succéder à lui-même à la présidence de Saintes Grandes Rives, ce vendredi 10 avril à 18 heures. Cependant, la composition de son futur exécutif suscite déjà des tensions. Le maire de Saintes a justifié ses choix en invoquant quatre critères principaux : les résultats des élections, la démographie, l'équilibre géographique et l'inclusion des femmes. Il a également souligné la nécessité d'un renouvellement, affirmant avoir demandé à certains élus de laisser leur place à d'autres.
Cette approche rappelle les déclarations faites par Bruno Drapron le soir de sa victoire, où il avait clairement indiqué qu'il n'oublierait pas les attaques subies pendant la campagne électorale.
Des discussions en petit comité critiquées
Jean-Luc Marchais, maire de Bussac-sur-Charente, a vivement critiqué la méthode employée. « Les choses se sont faites en petit comité. Il n'y a pas eu de discussions sur les priorités du mandat ou la stratégie à adopter », a-t-il regretté. Sollicité pour reprendre une vice-présidence, tout comme Pierre-Henri Jallais, maire de La-Chapelle-des-Pots, il a constaté avec amertume que Jérôme Gardelle, maire de La Jard, en était exclu.
Les trois maires, tous ancrés à gauche, avaient fortement soutenu Ludovic Norigeon, le candidat PS à la mairie de Saintes. Jean-Luc Marchais a particulièrement mal accepté la mise à l'écart de Jérôme Gardelle, soulignant que ce dernier avait « fait un boulot extraordinaire sur les déchets ». En solidarité, il a décliné l'offre, une décision suivie par Pierre-Henri Jallais, marquant ainsi un front commun contre ce qu'ils perçoivent comme une injustice et un manque de dialogue.
Les conséquences pour l'exécutif
Ce rejet collectif pose désormais la question de la composition finale de l'exécutif de Saintes Grandes Rives. L'absence de ces trois maires de gauche pourrait affaiblir la légitimité et l'équilibre politique de la future équipe. Les critiques portent non seulement sur le choix des personnes, mais aussi sur le processus décisionnel, jugé opaque et peu collaboratif.
Alors que Bruno Drapron s'apprête à officialiser sa présidence, cette crise révèle des fractures profondes au sein de la majorité, susceptibles d'influencer les politiques à venir, notamment en matière de gestion des déchets et de stratégie territoriale.



