Le maire d'Agen entre en campagne pour la présidence de l'Agglomération
Ce lundi 30 mars, lors d'une conférence de presse, Laurent Bruneau, tout juste élu maire d'Agen, a annoncé sa candidature à la présidence de l'Agglomération. Cette déclaration fait suite à la candidature d'Olivier Grima, adjoint à Castelculier, qui a refusé la proposition de vice-présidence faite par Bruneau. « Je pensais que l'Agglomération était transpartisane. Mais aujourd'hui, je constate que la droite se compte », a-t-il affirmé, soulignant les tensions politiques naissantes.
Les enjeux de l'administration commune
Laurent Bruneau met en avant l'argument de l'administration commune, en vigueur depuis 2015, qui unifie des services tels que l'informatique, le juridique et l'urbanisme entre la Ville d'Agen et l'Agglomération. Il explique que si le maire d'Agen et le président de l'Agglomération ne sont pas la même personne, la ville pourrait se retrouver sous la tutelle de l'Agglomération, avec des impacts sur les mouvements de personnel, du cabinet du maire aux embauches de policiers municipaux.
Bien qu'une « défusion » soit évoquée, Bruneau la rejette comme option première, estimant son coût à 12 millions d'euros sur le mandat. « L'Agglomération et la Ville ont tout à perdre ! », insiste-t-il, préférant une approche de collaboration renforcée.
Une campagne intensive pour convaincre les maires
Face à cette situation, Laurent Bruneau a entamé une tournée de rencontres avec les maires des communes de l'Agglomération, comme La Sauvetat-de-Savère et Caudecoste, en réunions de groupe ou en tête-à-tête. Son objectif est de rassurer sur des sujets clés :
- Le maintien du Fonds de solidarité territoriale.
- La continuité des projets liés à la Gemapi.
- Les risques de blocages dans les intercommunalités où le président n'est pas le maire de la ville centre, citant l'exemple de Marmande.
Il dispose de 10 jours pour convaincre, période durant laquelle les candidats doivent défendre leur vision de l'Agglomération.
Défense de ses positions et projets
Le maire d'Agen répond aux critiques le concernant, notamment sur son opposition supposée au développement économique. Il se dit favorable au développement de l'Agglomération sans adhérer à une approche ultralibérale ou anti-écologique. Sur la LGV, il précise : « Je n'ai jamais dit que j'étais contre. C'est la gare en dehors d'Agen qui est une erreur historique ».
Pour appuyer sa crédibilité, il mentionne le soutien d'Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, et ses contacts avec Carole Delga, présidente de la région Occitanie. Concernant le Technopole Agen-Garonne (TAG), il critique son fonctionnement actuel : « Il s'agit surtout d'un grand déménagement. Il faut que l'on soit plus efficace », appelant à attirer de nouvelles entreprises au-delà des relocalisations existantes.
Cette campagne s'annonce donc comme une bataille politique intense, où Laurent Bruneau cherche à unifier les rôles de maire et de président pour éviter les conflits d'intérêts et assurer une gouvernance harmonieuse.



