Antoine de Tournemire élu maire de Saint-Loubès, une passation sous le signe du pardon et du changement
Antoine de Tournemire élu maire de Saint-Loubès, passation apaisée

Antoine de Tournemire officiellement installé comme maire de Saint-Loubès

Ce samedi 28 mars, Antoine de Tournemire a été officiellement élu maire de Saint-Loubès lors de l'installation du nouveau conseil municipal issu du second tour des élections. Cette élection fait suite à la proclamation des résultats du 22 mars, où sa liste Rassembler et agir pour Saint-Loubès l'avait emporté avec 46,01% des voix dans une triangulaire serrée.

Une prise de fonction aux accents liturgiques

Dès l'annonce de sa victoire, Antoine de Tournemire avait surpris par son discours empreint de références religieuses. Il avait décliné un triptyque inhabituel en politique : « Pardon » pour les paroles qui ont pu blesser durant la campagne, « Merci » adressé aux électeurs, et « S'il vous plaît » en appelant à la bienveillance pour les premiers pas de sa nouvelle équipe. Cette formulation n'a pas manqué d'interpeller les connaisseurs des prières catholiques.

Une cérémonie républicaine sous les symboles nationaux

Une semaine plus tard, la salle du conseil municipal de Saint-Loubès était parée des drapeaux français et européen, avec le buste de Marianne trônant en bonne place. Les 24 élus de la liste victorieuse ont procédé au choix de leur chef de file pour exercer les fonctions de maire. C'est Emmanuelle Favre, maire sortante, qui a officiellement remis l'écharpe tricolore et les clés de la mairie à son successeur, se disant fière « d'un mandat de restructuration peu visible mais important ».

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Des intentions affirmées mais des projets encore flous

Dans son discours d'investiture, Antoine de Tournemire a évoqué « un grand désir de changement » et s'est engagé à « répondre à tous les enjeux avec toutes les bonnes volontés ». Cependant, le nouveau maire n'a détaillé aucun projet concret, laissant planer un certain flou sur sa feuille de route municipale.

Une opposition divisée mais respectueuse

Sébastien Roux, ancien adjoint et chef du premier groupe d'opposition (30,53%, cinq élus), a salué « quelqu'un de bien, de respectueux et humble ». Il a assuré une « passation propre » et promis « une aide pour ce qui a du sens », tout en affirmant sa fermeté « sur nos points de désaccords ». Il a notamment réclamé « une clarification du programme » du nouvel édile.

Dans le deuxième groupe d'opposition (23,46%, quatre élus), une absence notable a marqué la séance : celle de François Spagnol, tête de liste PS, en conflit ouvert avec ses colistiers depuis l'entre-deux-tours. Sa chaise est restée vide, réduisant à 32 le nombre d'élus présents sur les 33 que compte le conseil.

Leadership incertain au sein de l'opposition et équipe municipale réduite

La question du leadership au sein de l'opposition reste en suspens entre Chantal Quilico et Christophe Pelé. La première a annoncé une « veille sur la transparence et la politique publique sur la jeunesse, le social et la culture », tandis que le second s'est présenté comme l'un des « gardiens vigilants de l'utilisation de l'argent public […] intraitables sur la maîtrise de l'urbanisation et la protection de l'environnement ».

Concernant son équipe, Antoine de Tournemire a opté pour une configuration resserrée. Alors que neuf adjoints étaient possibles, il ne sera entouré que de sept : Christine Maurel, Paul Marroc, Johanna Javelle, Sébastien Fauriat, Fabienne Fital, Jean-Paul Escorihuela et Marion Desset-Reynal.

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