Éric Woerth quitte l'Assemblée pour briguer la présidence du PMU
Woerth quitte l'Assemblée pour la présidence du PMU

Le député du groupe Ensemble pour la République, Éric Woerth, a pris une décision marquante en annonçant son départ de l'Assemblée nationale pour postuler à la présidence du PMU. Cette information, confirmée par l'Agence France-Presse (AFP) le vendredi 27 février, fait suite à une mission gouvernementale qui l'a conduit à proposer une réforme de la gouvernance du PMU depuis septembre dernier.

Une transition politique significative

Élu député pour la première fois il y a plus de vingt ans, Éric Woerth voit son mandat parlementaire prendre fin automatiquement en raison du dépassement de six mois dans sa mission au PMU. Il sera remplacé par sa suppléante, Véronique Ludmann, qui intégrera le groupe des députés Renaissance. Woerth justifie son choix en déclarant : « Je serai plus utile au PMU plutôt qu'être un député perdu dans une non-majorité », soulignant ainsi son désir d'impact concret.

Un parcours politique riche et mouvementé

Ancien ministre sous Nicolas Sarkozy, où il a occupé les portefeuilles des comptes publics, de la fonction publique et du travail, Woerth a également été nommé ministre de l'aménagement du territoire, de la décentralisation et du logement dans un gouvernement éphémère. Il a été relaxé dans l'affaire du financement libyen de la campagne de 2007, un épisode qui a marqué sa carrière.

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À l'Assemblée, il a présidé la commission des finances de juin 2017 à juin 2022, jouant un rôle clé pendant la crise du Covid, une période qu'il qualifie de « presque surréaliste » pour maintenir l'économie. Il exprime de la nostalgie pour le Palais Bourbon, où il a « beaucoup d'amis », mais critique vivement l'actuelle Assemblée.

Critiques de l'impuissance politique

Woerth dénonce les « débats violents » et le sentiment d'« impuissance politique » lié à l'émiettement des groupes politiques. Il compare la situation à « conduire une voiture sur de la glace », avec un risque constant de dérapage. Cependant, il précise que ce départ n'est pas un retrait de la vie politique, affirmant son intention de continuer à soutenir des candidats à la présidence de la République, sans toutefois nommer de préférence parmi les actuels prétendants de droite et du centre.

Étapes à venir pour sa nomination

Sa nomination à la présidence du PMU doit encore être avalisée par l'Assemblée générale de l'entreprise, potentiellement dans les dix à quinze prochains jours. De plus, des vérifications par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sont nécessaires, étant donné son statut d'ancien ministre il y a moins de trois ans. Cette transition symbolise un changement de cap dans sa carrière, passant du législatif au secteur parapublic.

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