Éric Woerth tourne la page parlementaire pour le PMU
C'est une page politique qui se tourne pour Éric Woerth. Le député de la quatrième circonscription de l'Oise, membre d'Ensemble pour la République, quitte définitivement les bancs de l'Assemblée nationale ce vendredi. Âgé de 70 ans, il laisse sa place à sa suppléante Véronique Ludmann, comme l'a révélé Le Parisien.
Une reconversion dans le monde des courses hippiques
L'élu ne part pas à la retraite, mais se reconvertit dans le secteur des courses hippiques. Il est pressenti pour devenir le prochain président du PMU, une transition qui s'annonce dès maintenant. Cette plongée dans la filière hippique ne date pas d'hier : depuis août dernier, Éric Woerth est mandaté par le gouvernement pour mettre en œuvre le « Pacte PMU 2030 ».
Ce projet ambitieux vise à restructurer en profondeur la filière des paris hippiques. Il prévoit notamment de rénover la gouvernance et de transformer le statut du PMU en Groupement d'Intérêt Économique (GIE) commercial. Le PMU, créé en 1930, traverse en effet des difficultés financières importantes, principalement dues à la baisse continue des paris hippiques.
Une mission prolongée au-delà du cadre réglementaire
La mission d'Éric Woerth a été officiellement prolongée par un décret du Premier ministre Sébastien Lecornu, publié au Journal officiel ce jeudi. Initialement prévue pour six mois, elle dépasse désormais le cadre réglementaire, nécessitant l'abandon de son mandat parlementaire.
L'ancien ministre sous les présidences de Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron quitte ainsi une carrière parlementaire de vingt-deux ans, durant laquelle il a occupé des postes clés comme président de la Commission des Finances et Premier questeur de l'Assemblée.
« Plus utile en apportant ma pierre »
Interrogé par le site spécialisé Paris Turf, Éric Woerth se dit « serein » quant à l'issue de sa nomination à la tête du PMU. « La procédure est en cours avec ensuite une convocation de l'Assemblée générale », explique-t-il, avant d'ajouter : « Je pense que je serai plus utile en apportant ma pierre au côté de tous les responsables de cette filière pour le sérieux redressement qui doit être engagé. »
Les défis sont de taille : le PMU doit faire face à des désaccords persistants entre ses sociétés mères, France Galop et la SETF (Société d'encouragement à l'élevage du trotteur français). La restructuration envisagée par le Pacte PMU 2030 représente donc un enjeu crucial pour l'avenir de toute la filière hippique française.



