Wauquiez tend la main à Retailleau pour unir la droite avant 2027
Des rencontres et des bisbilles continuent d'agiter la droite française. Le chef des députés Les Républicains, Laurent Wauquiez, a tendu la main lundi à son rival Bruno Retailleau, le patron du parti, pour « construire ensemble le rassemblement de la droite » et éviter ainsi une candidature solitaire qui la ferait perdre lors de l'élection présidentielle de 2027. Sur LCI, le député de Haute-Loire a affirmé vouloir faire « l'effort de passer au-dessus » des tensions existantes entre lui et le sénateur de Vendée, qui s'est lancé dans la course à l'Élysée début février.
Un rassemblement élargi au-delà des Républicains
Pour parvenir à cet objectif, Laurent Wauquiez a souligné que « ça ne peut pas être un rassemblement restreint aux seuls Républicains ». Cette déclaration intervient après la décision du bureau politique de LR d'écarter une primaire ouverte à d'autres partis pour désigner le candidat de la droite et du centre à la présidentielle. Le député a mis en garde : « Un candidat LR à tout prix, si c'est pour échouer et faire en sorte qu'il n'y ait pas d'offre de droite au second tour de la présidentielle, ça n'a pas de sens ».
Défense d'une primaire ouverte et large
Laurent Wauquiez défend activement l'idée d'une primaire ouverte, qui pourrait inclure des personnalités allant du macroniste Gérald Darmanin à Sarah Knafo, du parti d'extrême droite Reconquête. Cette proposition contraste avec la position actuelle du parti. Les près de 120 000 adhérents de Les Républicains devront choisir à la mi-avril s'ils désignent directement Bruno Retailleau comme candidat à la présidentielle ou s'ils optent pour une primaire interne, un choix crucial pour l'avenir de la droite.
Tensions internes et rendez-vous clés
Dans ce contexte de divisions, le patron de LR Bruno Retailleau reçoit mardi David Lisnard, le maire de Cannes qui a annoncé son intention de claquer la porte du parti. Le rendez-vous est fixé en fin d'après-midi. Alors que Bruno Retailleau s'est lancé dans la course à l'Élysée, David Lisnard s'est engagé à s'y présenter si une primaire n'était pas organisée, ajoutant une couche supplémentaire de complexité aux négociations internes. Ces développements illustrent les défis auxquels fait face la droite pour se structurer et présenter une offre cohérente en vue des prochaines échéances électorales.



