Conséquence de l'échec des JO : trois élus maralpins quittent la majorité de Renaud Muselier
Ils n'ont pas digéré ce qu'ils considèrent comme un « échec majeur » du dossier olympique. Trois élus des Alpes-Maritimes attribuent directement la responsabilité de cette situation au président de la Région Sud, Renaud Muselier. Selon eux, si Nice a perdu le pôle glace, c'est à cause de son « entêtement ». Ces trois conseillers régionaux, également maires, en tirent les conséquences : Roger Roux, maire de Beaulieu, Bruno Bettati, maire de La Gaude, et Colette Fabron, maire de Saint-Étienne-de-Tinée, ont décidé de claquer la porte de la majorité régionale. S'ils continueront de siéger dans l'hémicycle marseillais, ce ne sera plus au sein de la majorité de Renaud Muselier.
Une démission motivée par des alertes ignorées
Dans une lettre de démission commune que Nice-Matin a pu consulter, les trois élus expliquent leur décision. Pour eux, la perte des anneaux olympiques pour Nice « n'est pas le fruit du hasard ». « Elle est la conséquence directe de choix que vous avez personnellement défendus avec obstination », écrivent-ils, ajoutant que cela s'est produit « malgré les alertes répétées de nombreux élus, acteurs sportifs et représentants du territoire ». Ils reprochent notamment à Renaud Muselier de s'être « entêté à promouvoir une solution reposant sur l'immobilisation de l'Allianz Riviera pendant plusieurs mois », une position qui, selon eux, « a progressivement conduit à l'impasse que nous connaissons aujourd'hui ».
Une région humiliée sur la scène nationale et internationale
Les trois élus maralpins estiment que l'image de la région a été gravement atteinte. « Notre région se retrouve humiliée sur la scène nationale et internationale », affirment-ils, soulignant que le territoire disposait de tous les atouts nécessaires pour réussir. « Alors que notre territoire disposait de tous les atouts nécessaires pour réussir, il apparaît aujourd'hui comme le symbole d'un rendez-vous manqué », ajoutent-ils. Ils considèrent que cette situation révèle « une méthode de gouvernance » avec laquelle ils ne sont « plus en accord », caractérisée par « une incapacité à entendre les avertissements et une tendance à privilégier les postures politiques au détriment de l'intérêt général ».
Une décision immédiate et mûrement réfléchie
Les trois conseillers régionaux ont donc décidé de quitter le groupe « Notre Région d'Abord », une décision « mûrement réfléchie » et à « effet immédiat ». Ils ne veulent « plus cautionner une gouvernance dont cet échec majeur a révélé les limites ». Cette défection intervient alors que le dossier olympique continue de susciter des remous politiques dans la région.



