Sophia Aram dénonce les dérives de l'extrême droite à l'Assemblée
Sophia Aram dénonce les dérives de l'extrême droite

L'humoriste et chroniqueuse Sophia Aram a créé la polémique ce mercredi en prenant la parole devant les députés à l'Assemblée nationale. Invitée à s'exprimer dans le cadre d'une séance sur la liberté d'expression, elle a vivement dénoncé les dérives de l'extrême droite, accusant certains élus de tenir des discours discriminatoires et xénophobes. « Quand on entend certains députés parler de 'préférence nationale' ou de 'grand remplacement', on se dit que la liberté d'expression est utilisée pour propager la haine », a-t-elle lancé, provoquant des réactions contrastées dans l'hémicycle.

Une intervention choc

Sophia Aram, connue pour ses chroniques acerbes sur France Inter, n'a pas mâché ses mots. Elle a pointé du doigt les propos de plusieurs députés du Rassemblement national, les qualifiant de « dangereux pour la démocratie ». Selon elle, ces discours « banalisent le racisme et la haine envers les minorités ». L'humoriste a également évoqué le climat de tension qui règne dans le pays, estimant que les politiques doivent « assumer leurs responsabilités ».

Réactions dans l'hémicycle

Les députés d'extrême droite ont immédiatement réagi, dénonçant une « attaque personnelle » et une « instrumentalisation de la tribune par une militante ». Le président de l'Assemblée nationale a dû intervenir pour calmer les esprits, rappelant que « la liberté d'expression implique le respect de chacun ». De son côté, la majorité présidentielle a salué le courage de Sophia Aram, tandis que l'opposition de gauche a estimé que ses propos étaient « nécessaires pour rappeler les valeurs républicaines ».

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Un débat sur la liberté d'expression

Cette intervention relance le débat sur les limites de la liberté d'expression. Selon un sondage récent, 68 % des Français estiment que la liberté d'expression est menacée en France, mais 45 % pensent qu'elle doit être encadrée pour éviter les discours de haine. Sophia Aram a insisté sur le fait que « la liberté d'expression ne doit pas être un prétexte pour insulter ou discriminer ». Elle a appelé à une « vigilance citoyenne » face à la montée de l'extrême droite.

Un précédent controversé

Ce n'est pas la première fois que Sophia Aram suscite la controverse. En 2021, elle avait déjà été visée par des menaces après avoir critiqué le mouvement antivax. Mais cette fois, c'est son passage à l'Assemblée nationale qui marque un tournant. « Je ne suis pas élue, mais je suis citoyenne et j'ai le droit de m'exprimer », a-t-elle déclaré en sortant de l'hémicycle, sous les applaudissements de certains et les huées d'autres.

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