Serge Blanco, légende du rugby, entre en politique à Biarritz pour les municipales
À Biarritz, Serge Blanco, légendaire arrière du Biarritz Olympique et du XV de France, a pris la tête d'une liste qui se cherchait un leader. À 67 ans, l'ancien arrière du XV de France s'est décidé à entrer en politique dans sa chère ville de Biarritz. Sollicité par le passé, parfois annoncé auprès de candidats partant à la conquête de la mairie, Serge Blanco n'avait pourtant jamais figuré au casting final. Au point que cette fois encore, beaucoup se sont demandé, tant il tardait à se dévoiler, s'il irait jusqu'au bout.
Un engagement tardif mais déterminé
Il se lance finalement en décembre, après des mois de mise au point avec une équipe d'opposants, anciens élus et militants qui se cherche un leader. Le rugbyman, joueur puis président du Biarritz Olympique, président de la Ligue nationale de rugby, vice-président de la Fédération française de rugby, a tenté des prises de pouvoir dans cette dernière instance mais jamais dans sa ville. Il n'a pas soutenu de candidat, encore moins adhéré à un parti.
Point d'étiquette politique, même s'il revendique d'être situé à la gauche de l'actuelle maire LR Maider Arosteguy, également candidate. Serge Blanco s'est entouré d'une large palette de militants qui va d'actuels et anciens LR, de macronistes, de régionalistes basques. Le point de ralliement de ces opposants est le projet de construction, au centre du plateau sportif d'Aguilera, de 250 logements.
Un passé marqué par des conflits politiques
Même loin de la mairie, Serge Blanco n'a jamais été éloigné des politiques, pour le rugby ou pour ses affaires. L'ancien maire Bernard Marie n'avait pas adoubé ses projets de thalassothérapie qu'il a finalement installés à Hendaye. Didier Borotra, maire de 1991 à 2014, dote le stade d'Aguilera d'une nouvelle tribune, édifiée en un temps record pour accompagner le club professionnel dans son ascension au début des années 2000.
En 2015, Blanco convainc Michel Veunac, qui a succédé à Didier Borotra, de l'accompagner dans un projet de rapprochement des deux clubs professionnels basques : le Biarritz Olympique et l'Aviron Bayonnais. La fusion n'aura pas lieu, nonobstant la remise à flot du club par la ville et Blanco quittera la présidence du club.
Une opposition frontale avec la maire sortante
Durant le dernier mandat, Serge Blanco s'est opposé à Maider Arosteguy, dans le sillage de l'ancien président du club professionnel du Biarritz Olympique, Jean-Baptiste Aldigé. Un conflit épique, qui s'est terminé à plusieurs reprises devant les tribunaux, jusqu'à ce que Serge Blanco prenne le contrôle du secteur amateur où Maider Arosteguy avait installé un de ses proches, David Couzinet.
Des motivations ancrées dans la nostalgie
Lorsqu'on l'interroge sur ces motivations tardives, Serge Blanco répète qu'il veut servir sa ville et qu'il n'a, à titre personnel, rien à prouver, rien à gagner. La campagne et ses débats, ce n'est pas son truc. Il est plus à l'aise lorsqu'il évoque avec nostalgie le Biarritz de sa jeunesse, pour les valeurs de ses mentors… Un c'était mieux avant parfaitement illustré par la projection, lors de son meeting de campagne, le 25 février, d'un extrait vidéo du match France-Australie à Sydney, lors de la première Coupe du monde, en 1987, lorsqu'il marqua, à quelques minutes du coup de sifflet final, un essai décisif.
Maïder Arosteguy, Guillaume Barucq, Jean-Baptiste Dussaussois-Larralde, Ana Ezcurra, Richard Tardits sont les autres têtes de liste à Biarritz.



