Audit financier, projets à revoir ou lancés, stationnement et circulation, animations… Le maire de Sanary Philippe Héno fait le point sur les dossiers chauds
Audit financier, projets à revoir ou lancés, stationnement et circulation, animations… Le point avec le maire sept semaines après sa prise de fonction.
Le bureau du maire de Sanary n’a pas changé : même mobilier, même disposition, même décoration. Y compris la Marianne d’or et le trophée de plus beau marché de France, décernés à la commune il y a plusieurs années. « Je vais juste regarder dans les galeries locales si je peux acquérir quelques tableaux à mon goût », glisse le nouvel occupant des lieux. Une préoccupation secondaire face aux nombreux dossiers sur lesquels travaille Philippe Héno depuis sa prise de fonction, il y a moins de sept semaines. Le nouveau maire a répondu aux questions de Var-Matin.
Quel accueil avez-vous reçu en mairie ? Y a-t-il eu des changements dans l’administration ?
J’ai été très bien accueilli par la plupart des fonctionnaires et contractuels territoriaux, qui assurent la continuité des services publics. Mais nous devons apprendre à nous connaître, il y aura peut-être quelques changements dans les semaines à venir. Je suis par ailleurs en contact avec certains élus de l’ancienne majorité. Pascal Gonet travaille avec moi, je lui ai confié la délégation des événements patriotiques. Et j’ai rencontré Jean-Luc Granet, très impliqué dans le Jardin des oliviers et le Cabanon des vignes, ainsi que dans le comité communal feux de forêts (CCFF). Nous allons voir si l’on peut trouver un accord pour qu’il continue à avoir une activité.
Quelle a été la première de vos priorités ?
Commander un audit financier, non seulement de la commune mais aussi des quatre services publics industriels et commerciaux (SPIC) : le théâtre Galli, le port, les sépultures et les parcs de stationnement. Cela me paraissait indispensable au moment d’un changement de gouvernance : il est important de savoir sur quelles bases financières on va pouvoir travailler. Suite à un appel d’offres, cet audit a été confié à un cabinet indépendant ; les résultats sont attendus fin juin et seront mis en ligne. En plus des chiffres détaillés, il nous livrera un volet conseil et programmation pour mettre en œuvre nos projets sur les six ans.
Vous avez aussi engagé une consultation sur les rythmes scolaires, il y avait urgence ?
On a ressenti une grosse demande pendant la campagne, et cela s’inscrit dans notre volonté de concertation. Nous avons recueilli les avis des enfants, des parents, des enseignants et des personnels administratifs. Mais si changement il devait y avoir – selon les résultats – il n’aurait pas lieu dès la prochaine rentrée, mais en septembre 2027. Nous avons incité aussi à la création de comités de quartier, à l’image de celui de Portissol qui fonctionnait déjà, ça démarre fort. Ces comités seront totalement indépendants, nous leur demanderons de nous faire remonter les problèmes qu’ils rencontrent.
Les attentes sont fortes en matière de tarifs des parkings et de pistes cyclables, que proposez-vous ?
Pour le stationnement, nous attendons les résultats de l’audit pour connaître précisément le budget dont on dispose. Mais il y aura bien une révision des tarifs, qui différeront selon les périodes de l’année. Pour les pistes cyclables, mon équipe travaille déjà sur le sujet avec les services techniques et ceux de l’agglo, afin d’identifier les tracés possibles.
Vous avez annoncé lors du dernier conseil que vous mènerez à terme le projet d’Espace mer, déjà bien avancé. Qu’en est-il du projet de l’îlot Portissol ?
Ce projet est en suspens, pas de notre fait. Deux recours ont été déposés, l’un par le préfet en raison de l’absence de logements sociaux, l’autre par des riverains. Quoi qu’il en soit nous n’y sommes pas favorables et sommes en contact avec les promoteurs et les services de l’État. Notre souhait serait d’aménager un parking souterrain – mais sur deux niveaux seulement car le troisième poserait des problèmes – mais aucune construction au-dessus, plutôt de la végétalisation.
Y a-t-il bien un projet de logements sociaux sur la propriété Cavet ?
Oui, ce terrain a été acquis par l’Établissement public foncier (EPF) qui prévoit d’y construire des logements. Mais notre souhait est de conserver ce dernier poumon vert du centre-ville, qui est de surcroît un lieu patrimonial, pour en faire un jardin d’agrément. J’aime l’histoire, la culture et le patrimoine. Nous allons voir si nous pouvons racheter la propriété, mais je ne connais pas encore l’état du bâti, j’y ai rendez-vous aujourd’hui même.
Quelle va être votre politique en matière de logement social ?
Je ne suis pas contre les logements sociaux, car n’importe qui, à un moment de sa vie, peut en avoir besoin. Mais notre volonté est de ne réaliser que des petites unités, de 15 à 20 logements maximum, avec environ la moitié d’accession à la propriété via le BRS (bail réel solidaire). La politique en matière de logement social est dictée par l’État ; cette année la pénalité de la commune de Sanary s’élève à 1,4 million d’euros. Et surtout, si l’on ne crée pas de logements, l’État préempte des terrains et prend la main. Mais il n’y a pas que la construction, il y a aussi la réhabilitation de logements vacants qu’il faut envisager : on est en train de les identifier et nous accompagnerons les propriétaires.
Festivités d’été et de Noël, à quoi s’attendre ?
Le programme des festivités d’été avait dû être préparé par l’ancienne équipe. L’avez-vous modifié ? Tout n’était pas finalisé, j’ai mis ma patte, nous avons participé à la préparation. Mais nous n’allons pas tout révolutionner ! Le marché nocturne débutera fin juin comme d’habitude. Il y aura toujours des spectacles gratuits sur le site des festivités, très variés : des tributes, du disco, de la musique brésilienne, etc. De la musique classique aussi avec Fractales. Deux bals et deux feux d’artifice sont programmés, les 14 juillet et 23 août. Nous allons voir avec la ville de Six-Fours si, ces deux soirs-là, il serait envisageable d’ouvrir la circulation dans les deux sens sur le pont de la Reppe. Côté nouveautés, une marche aux flambeaux est prévue le 13 juillet. Et quatre soirées Fraté avec DJ – payantes – compléteront l’offre pour le public jeune.
Et pour les fêtes de fin d’année ? Nous sommes en phase de préparation active. Il y aura peut-être quelques innovations. Les illuminations débuteront le 30 novembre, mais comme l’an passé il n’y aura pas de soirée de lancement. Un seul feu d’artifice est prévu, le 23 décembre. On retrouvera aussi le marché gourmand – reste à voir sous quelle forme précisément – auquel s’ajoutera un marché des créateurs. Et toujours les crèches, les spectacles pour enfants… On va essayer de mettre en place un vrai système de navettes, avec des horaires bien définis, si possible durant tout le mois de décembre. Et comme pour l’été, on va voir avec Six-Fours si on peut ouvrir le pont de la Reppe, au moins lors des grands soirs.



