Municipales à Saintes : Laurent Daviet mène une campagne offensive contre l'autocratie
Saintes : Daviet dénonce l'autocratie municipale

Municipales à Saintes : la liste dissidente de Laurent Daviet dénonce une autocratie

Laurent Daviet, élu dissident de la majorité municipale depuis décembre 2025, mène une campagne particulièrement offensive contre l'équipe en place à Saintes. Âgé de 55 ans, ce commercial assume pleinement cette stratégie et entend mettre un terme à ce qu'il qualifie sans détour d'« autocratie ». Les dépôts de liste étant désormais clos et les tracts distribués dans les boîtes aux lettres des Saintais, sa formation « Saintes au quotidien » sera officiellement dévoilée ce jeudi 12 mars à 19h30 au complexe Le Vegas.

Une équipe hétéroclite et déterminée

Cette présentation, intervenue à seulement trois jours du premier tour des élections municipales, clôture le cycle des présentations entamé fin janvier par le maire sortant Bruno Drapron. La liste de Laurent Daviet rassemble des profils variés, unis par une volonté commune de changement. « Dans notre équipe, personne ne sera laissé sur le bas-côté », promet le candidat, martelant ce credo d'inclusion.

On retrouve en positions clés deux élues dissidentes de la majorité sortante : Évelyne Parisi (63 ans, retraitée) en numéro 2 et Martine Buffet (61 ans, retraitée) en numéro 4. Ces trois conseillers municipaux avaient officialisé leur rupture politique lors du conseil municipal de décembre 2025. La campagne de Saintes au quotidien ne mâche pas ses mots et critique ouvertement la gestion de Bruno Drapron. « Ne rien dire serait une non-assistance à une ville en détresse », justifie Laurent Daviet.

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Des colistiers aux parcours révélateurs

La composition de la liste révèle plusieurs histoires personnelles et professionnelles marquées par des conflits avec la municipalité actuelle. En troisième position figure ainsi Uttarak Kiep, un médecin généraliste de 56 ans. Propriétaire des murs accueillant l'atelier de campagne du candidat, il s'était illustré il y a un an en refusant catégoriquement que son cabinet médical débourse 16 000 euros pour acheter à la Ville l'équivalent de seize places de stationnement, jusqu'alors mises à disposition gracieusement.

Plus loin, on note la présence de Dominique Deren (78 ans, retraitée), successivement entrée en dissidence des maires Jean-Philippe Machon et Bruno Drapron, tous deux candidats à ce scrutin. Marc Frizon (63 ans, retraité), responsable Les Républicains de la 3e circonscription de Charente-Maritime, apporte également son soutien. Parmi les autres personnalités connues localement, on compte David Bariteau (48 ans, entrepreneur), ancien président de l'Association de la Saint-Sylvestre, qui porte depuis longtemps l'idée d'un comité des fêtes.

La liste intègre aussi Nicolas Gazeau (52 ans, employé de vente), conseiller municipal de Jean-Philippe Machon qui avait été victime d'un coup politique en décembre 2018, orchestré selon lui par Bruno Drapron, alors adjoint aux sports démissionnaire. Ce dernier lui avait « chipé » la fonction d'adjoint aux sports au profit de Dominique Deren.

Une liste de rancœurs ?

Face à la question récurrente de savoir si sa liste constitue un regroupement d'anciens mécontents, Laurent Daviet répond par la négative. « Pas du tout. Chacun est venu de manière positive, avec son savoir-faire et surtout son savoir-être », assure-t-il. Le candidat entend prendre le contre-pied de la majorité sortante, particulièrement sur la forme de gouvernance. « J'ai connu l'autocratie pendant six ans », explique-t-il. « Quand on n'était pas d'accord, on était mis à l'écart. Dans notre équipe, personne ne sera laissé sur le bas-côté », répète-t-il comme une promesse fondamentale.

Reste une interrogation persistante : pourquoi être resté si longtemps dans la majorité sans jamais manifester ouvertement son désaccord et en votant toutes les délibérations ? « Je suis resté clean, loyal. Dès le début, j'ai été mis à l'écart, même si on ne m'a pas officiellement retiré mes délégations. Si je ne votais pas, je dégageais. Je suis resté en observateur. Je ne le regrette pas », rétorque Laurent Daviet, défendant sa posture d'attente stratégique.

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La liste Saintes au quotidien se veut donc le fer de lance d'une alternative politique déterminée, portée par un mélange d'expériences et de nouvelles énergies, toutes unies par le désir de rompre avec des méthodes de gouvernance jugées verticales et excluantes.