Haribo annonce un investissement historique dans le Gard
Ce mercredi 1er avril 2026, Haribo France a dévoilé un projet industriel majeur : la construction d'une nouvelle usine ultramoderne sur son site d'Uzès, dans le Gard. Une première pour le groupe en France, qui n'avait jamais bâti d'usine sur le territoire national. Anthony Deleter, directeur général de la marque depuis 2023, a présenté les détails de cette initiative qui marque une nouvelle étape pour le leader du marché du bonbon.
Un investissement massif pour moderniser la production
"C'est le plus gros investissement jamais réalisé par Haribo en France", affirme Anthony Deleter. Bien que le montant exact reste à préciser au stade de la planification, le projet représente un engagement financier conséquent. L'objectif principal est de renforcer la compétitivité industrielle du groupe, notamment pour répondre à la forte demande des Dragibus, le bonbon numéro 1 vendu en France, fabriqué à Uzès.
Le calendrier prévisionnel est déjà établi :
- Dépôt du permis de construire prévu en avril 2026
- Obtention du permis espérée d'ici fin 2026
- Démarrage des travaux sur le site d'Uzès
- Lancement de la production fin 2028 ou premier trimestre 2029
Une usine à la pointe de la technologie et écologique
La nouvelle usine se distinguera par son caractère innovant et son engagement environnemental. Haribo prévoit de remplacer toutes les lignes de fabrication et de conditionnement par des machines de nouvelle génération, plus performantes et automatisées. L'ambition écologique est particulièrement marquée : le groupe vise une réduction de 90% de son empreinte carbone et de 50% de sa consommation d'énergie sur le site d'Uzès.
Le choix d'Uzès s'explique par la disponibilité de réserves foncières sur place. La construction s'effectuera sur l'emplacement actuel de l'entrepôt, tandis que l'ancienne usine sera reconvertie en espace d'entreposage. Progressivement, la production se concentrera à Uzès et Marseille, avec une spécialisation sur les produits historiques comme les Crocodiles, les Schtroumpfs et les Rotella.
Des retombées économiques et un marché en croissance
Ce projet industriel s'accompagnera de recrutements, liés à l'augmentation des volumes produits. "Cela créera de l'activité dans la région, notamment avec nos fournisseurs locaux", précise Anthony Deleter. Cependant, l'objectif inclut également des gains de productivité grâce à la modernisation des installations.
Le marché du bonbon en France affiche une légère croissance de +0,7% en volume en 2025. Haribo, avec une progression de +2,6%, atteint désormais 48,5% de parts de marché. Un bonbon sur deux vendus en France est un Haribo. Le succès repose sur un équilibre entre produits iconiques (Dragibus, Crocodile, Schtroumpf, Tagada) et innovations, avec 5 à 6 nouveaux bonbons lancés chaque année.
Une marque ancrée dans le territoire et la culture populaire
Haribo France, qui fêtera ses 60 ans en 2027, possède une forte empreinte régionale. Implanté à Marseille depuis 1967 puis à Uzès depuis 1987, le groupe y a créé la plus grande boutique Haribo du monde et le seul musée du bonbon au monde en 1996. La filiale française compte près de 700 salariés et 26 boutiques sur le territoire national.
La stratégie marketing s'appuie sur des partenariats durables, comme le renouvellement pour trois ans de l'accord avec le Tour de France, dont la caravane Haribo est l'une des préférées du public. Les animations autour d'événements comme le Carnaval et Halloween génèrent des progressions de ventes supérieures à 10% annuellement.
En parallèle, le musée Haribo d'Uzès célébrera ses 30 ans avec des rénovations importantes : refonte de la salle vidéo à 360°, rénovation complète du parking, et création de nouvelles salles. L'ouverture complète est prévue pour le printemps 2026.
"Notre mission reste inchangée : procurer des petits moments de bonheur avec des produits de grande qualité à prix accessible", conclut Anthony Deleter. Une philosophie qui semble porter ses fruits, alors que le groupe continue d'investir dans l'innovation et le développement durable, tout en conservant son ancrage historique dans le Gard.



