Saint-André-de-Cubzac : Le nouveau maire élu sous la menace d'un recours RN
Saint-André-de-Cubzac : Le nouveau maire élu, recours RN déposé

Saint-André-de-Cubzac : Un nouveau maire élu dans un contexte de contestation

Le Conseil municipal de Saint-André-de-Cubzac s'est réuni dimanche 29 mars pour installer ses nouveaux élus et désigner le maire. Cette séance, tenue en présence de la députée Edwige Diaz et d'une vingtaine d'habitants, a vu l'élection de Mickaël Courseaux, mais elle a été marquée par l'annonce d'un recours en annulation déposé par la liste Rassemblement National de Pierre Le Camus.

Une passation de pouvoir sous tension

En préambule, Célia Monseigne, la maire sortante, a prononcé un discours d'adieu, remerciant les citoyens et les agents communaux pour leur engagement lors des élections. « Le mandat d'élu est une responsabilité qui nous honore et nous oblige », a-t-elle déclaré, tout en souhaitant plein succès à son successeur et en affirmant rester une Cubzaguaise engagée.

L'élection du maire, dirigée par le doyen d'âge Georges Mieyeville, a nécessité une interruption de séance de vingt minutes en raison d'un imprévu : l'absence de bulletins pour le candidat Pierre Le Camus, qui ont dû être imprimés en urgence. Au terme du vote, Mickaël Courseaux a été élu avec 25 voix, contre 7 pour Pierre Le Camus et un bulletin blanc.

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Les déclarations des protagonistes

Mickaël Courseaux a immédiatement pris la parole pour remercier les conseillers municipaux de leur confiance. « Ce mandat n'est pas le mien, ni celui d'un conseil municipal mais celui de toutes les Cubzaguaises et de tous les Cubzaguais », a-t-il affirmé. Il a appelé à une nouvelle trajectoire politique plus lisible et plus proche des habitants, se disant heureux d'avancer avec une opposition exigeante et constructive.

Pierre Le Camus, tête de liste RN, a répondu en soulignant le score historique de son parti, avec 2 173 électeurs. Il a toutefois annoncé avoir déposé un recours en annulation des opérations électorales du 22 mars, évoquant un écart très faible de 94 voix et dénonçant des méthodes déloyales lors de la campagne. « Avec une abstention élevée, vous n'avez été élu que par un quart des inscrits, vous devrez en tenir compte », a-t-il lancé, visant également Vincent Charrier pour son maintien en course.

Des dissensions au sein de la majorité

Vincent Charrier a choisi de ne pas répondre à ces accusations. Mickaël Courseaux est quant à lui passé à la suite de l'ordre du jour, présentant sa liste d'adjoints. Petite surprise : cette liste n'a obtenu que 24 voix, avec 9 bulletins déclarés nuls, révélant une voix discordante au sein de la majorité. Il reste à déterminer s'il s'agit d'une simple erreur ou du début d'un désaccord.

Les adjoints élus sont, dans l'ordre :

  • Pauline André
  • Stéphane Pinston
  • Laurence Pérou
  • Vincent Poux
  • Hélène Richet
  • Yann Luprice
  • Sarah Gachet
  • Yann Herbert
  • Julie Colin (9e adjointe)

Les motifs du recours RN

Pierre Le Camus a précisé les irrégularités alléguées dans son recours, préparé avec les avocats de son parti. Il cible notamment :

  1. L'utilisation par une association de son fichier mail pour diffuser le bilan de la majorité sortante, ce qu'il estime interdit par le code électoral.
  2. Une publication réalisée la veille du scrutin par un membre de la liste de Vincent Charrier.
  3. Des divergences de signature entre le premier et le deuxième tour des élections.

La municipalité, contactée, a indiqué attendre les pièces du recours pour en savoir plus et laisser la justice travailler. Cette situation place ainsi le nouveau mandat de Mickaël Courseaux sous le signe de l'incertitude juridique, alors qu'il vient tout juste de prendre ses fonctions.

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