Municipales 2026 à Montpellier : le projet de proximité de Jean-Louis Roumégas
Le candidat écologiste Jean-Louis Roumégas a présenté ce lundi 9 mars 2026 son "pacte de rupture pour la proximité" en vue des élections municipales de Montpellier. Entouré de ses colistiers du Printemps Montpelliérain, il a détaillé six mesures phares visant à rapprocher les citoyens des décisions politiques.
Redessiner les quartiers et renforcer la démocratie locale
Au cœur du programme : une refonte complète de la carte des quartiers. Actuellement au nombre de huit, ceux-ci passeraient de vingt à trente secteurs pour mieux correspondre aux réalités de vie des Montpelliérains. "Ce sont des gros secteurs qui ne correspondent à aucune unité de vie ou d’activité", explique Boris Chenaud, troisième sur la liste écologiste.
Les comités de quartier seraient transformés en "parlements de quartier", dotés de pouvoirs élargis, d'un budget dédié et d'une élection spécifique. Cette mesure ambitionne de donner une voix plus forte aux habitants dans les décisions municipales.
Sécurité de proximité et services publics renforcés
Le pacte prévoit également le recrutement de cent agents supplémentaires pour une sécurité de proximité, complétés par des médiateurs. Ces effectifs seraient répartis sur sept antennes dans la ville, selon Hélène Qvistgaard, membre de la liste.
Sur le plan des services publics, Jean-Louis Roumégas propose :
- Le développement des maisons de santé
- La création d'une dizaine d'épiceries municipales
- Un soutien financier accru aux associations sportives et culturelles de quartier
"Au lieu de financer la nouvelle salle de handball de Deljarry à hauteur de 50 millions d'euros, l'argent de la collectivité doit aller en priorité aux associations de quartiers", affirme Coralie Mantion, colistière du candidat écologiste.
Un programme axé sur la redistribution des ressources
Le Printemps Montpelliérain positionne clairement son projet comme une alternative aux investissements jugés trop centralisés. La création d'épiceries municipales répondrait aux enjeux d'accès à une alimentation de qualité, tandis que le renforcement des parlements de quartier viserait à rééquilibrer le pouvoir décisionnel entre centre-ville et périphéries.
Cette annonce intervient dans un contexte de campagne municipale déjà animée à Montpellier, où les questions de démocratie participative et de services de proximité occupent une place centrale dans le débat public.



