Une victoire significative pour le maire sortant de Reims
Le scrutin municipal de Reims a livré son verdict, apportant un camouflet notable au Rassemblement national. Arnaud Robinet, l'édile Horizons en poste depuis 2014, a été réélu maire de la « Cité des sacres » avec une confortable majorité de 51,86 % des suffrages au second tour. Cette réélection intervient malgré la formation d'une alliance inédite et controversée entre le RN et un dissident du parti Les Républicains, qui visait précisément à le déloger.
Un second tour en triangulaire serré
Âgé de 50 ans, le maire sortant a dominé cette triangulaire électorale. Face à lui, la candidate du Rassemblement national et députée européenne, Anne-Sophie Frigout, a recueilli 25,92 % des voix. De son côté, Eric Quenard, portant les couleurs d'une union de la gauche excluant La France Insoumise, a obtenu 22,22 % des suffrages. Ces résultats, publiés par le ministère de l'Intérieur, confirment la polarisation du vote et la capacité d'Arnaud Robinet à rassembler au-delà des clivages traditionnels.
La « traîtrise » d'une alliance et ses conséquences immédiates
Depuis l'Hôtel de ville, le Secrétaire national aux Solidarités d'Horizons a exprimé sa satisfaction et sa volonté de « travailler pour la cohésion sociale ». « On a besoin de la renforcer pour réhumaniser la société. Un maire avec son équipe a le pouvoir de participer à cette réhumanisation », a-t-il assuré, rappelant son attachement aux valeurs portées par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, ancienne présidente de la métropole de Reims.
Arnaud Robinet n'a pas caché que la campagne avait été « difficile », pointant du doigt ce qu'il a qualifié de « traîtrise ». Il faisait référence à l'alliance conclue entre-deux tours entre son ancien adjoint, Stéphane Lang, un dissident exclu de la majorité municipale sortante, et la candidate du RN. Le maire réélu a vivement critiqué cette manœuvre, accusant Stéphane Lang de s'être « vendu à l'extrême droite pour un plat de lentilles, pour rester conseiller municipal ».
Exclusion du dissident et soutien réaffirmé de LR
Cette alliance a eu une conséquence directe et rapide. Le parti Les Républicains a indiqué à l'AFP que Stéphane Lang serait exclu de ses rangs. LR a tenu à souligner qu'il n'avait pas présenté de liste propre à Reims, ayant choisi de soutenir dès le premier tour la liste d'Arnaud Robinet. Cette position clarifie le paysage politique local et isole un peu plus le dissident, dont la stratégie a finalement échoué à inverser le rapport de force.
Les élections municipales de 2026 à Reims, dont les résultats seront disponibles les 15 et 22 mars, s'annoncent déjà sous le signe de cette recomposition et des leçons tirées de ce scrutin mouvementé.



