Un troisième mandat pour David Rachline à Fréjus malgré les turbulences
Dans un contexte politique particulièrement tendu, David Rachline a remporté un troisième mandat à la mairie de Fréjus, dans le Var. Élu dès le premier tour des élections municipales de 2026, le maire sortant a obtenu 51,33% des suffrages selon les résultats provisoires validés par le ministère de l'Intérieur.
Une victoire en solitaire face à une opposition divisée
Le scrutin a vu David Rachline devancer nettement ses principaux concurrents. L'avocat centriste Emmanuel Bonnemain, pourtant opposant le plus actif au conseil municipal sortant, n'a recueilli que 29,94% des voix. Martial Cerrutti, candidat soutenu par Les Républicains, obtient 11,61%, tandis que Christine Romano, retraitée de La Poste adoubée par toutes les forces de gauche, termine à 5,23%.
Des relations glaciales avec le Rassemblement national
Particularité notable de cette élection : David Rachline, 38 ans, a mené campagne sans le soutien officiel de Marine Le Pen ni du parti qu'il a longtemps servi. Les relations se sont considérablement dégradées depuis la publication du livre Les rapaces de Camille Vigogne Le Coat en 2023, qui évoquait des accusations de marchés truqués et d'arrangements avec un entrepreneur local du BTP.
Frigus, ville balnéaire de 60.000 habitants qui servait autrefois de vitrine au RN avec ses rentrées politiques de fin d'été, est désormais boudée par les cadres du parti. David Rachline a dû renoncer à sa vice-présidence du RN, confirmant son isolement au sein du mouvement.
Un parcours électoral sans étiquette
Élu pour la première fois en 2014 à la faveur d'une triangulaire, David Rachline avait déjà été réélu dès le premier tour en 2020 avec 50,6% des voix. Comme lors du scrutin précédent, il s'est présenté cette année officiellement sans étiquette, bien que son ancrage à droite ne fasse aucun doute.
Cette réélection confirme la forte implantation locale du maire sortant, capable de s'imposer malgré les affaires judiciaires qui pèsent sur son mandat et l'absence de soutien de son ancien parti. La ville de Fréjus, traditionnellement ancrée à droite, semble ainsi privilégier la continuité municipale malgré les turbulences politiques nationales.



