À quelques jours du premier tour des élections législatives, quatre maires de grandes villes françaises ont lancé un appel solennel à l'union de la gauche. Dans une tribune publiée ce mercredi, les édiles de Paris, Lyon, Marseille et Nantes exhortent les partis de gauche à surmonter leurs divisions pour présenter un front commun face à la droite et à l'extrême droite.
Un appel unitaire
Les maires Anne Hidalgo (Paris), Grégory Doucet (Lyon), Michèle Rubirola (Marseille) et Johanna Rolland (Nantes) estiment que « c'est maintenant que ça se joue ». Ils rappellent que les précédentes élections ont montré que la gauche divisée perd, alors qu'une union permet de remporter des victoires. « Nous avons besoin de rassemblement pour proposer une alternative crédible et durable », écrivent-ils.
Un contexte politique tendu
Cet appel intervient dans un contexte de fortes tensions au sein de la gauche, où les négociations entre La France insoumise, le Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste peinent à aboutir à un accord global. Les maires regrettent que « les querelles d'ego et les divergences programmatiques » prennent le pas sur l'urgence sociale et écologique. Ils appellent à « un sursaut de responsabilité » de la part des dirigeants nationaux.
Des précédents encourageants
Les signataires citent en exemple les alliances locales qui ont fonctionné lors des municipales de 2020, où des listes d'union ont permis de conquérir ou de conserver plusieurs grandes villes. « Nous avons prouvé que l'union est possible et qu'elle porte ses fruits », soulignent-ils. Ils estiment que cette dynamique doit être reproduite au niveau national pour les législatives.
Un appel à la société civile
Au-delà des partis, les quatre maires s'adressent également à la société civile, aux syndicats et aux associations. Ils les invitent à « se mobiliser et à peser sur les négociations » pour favoriser l'émergence d'un projet commun. « L'union ne se fera pas sans vous », préviennent-ils.
Cette initiative est la première du genre à réunir des maires de cette ampleur. Elle pourrait relancer les discussions alors que les partis de gauche peinent à s'entendre sur une stratégie commune pour les législatives des 12 et 19 juin prochains.



