Les militants du Parti socialiste (PS) ont choisi, lors d'un vote interne organisé du 10 au 15 juillet 2026, de désigner leur candidat à l'élection présidentielle de 2027 par une procédure interne, et non par une primaire ouverte à tous les électeurs de gauche. Selon les résultats annoncés par la direction du parti, 68,5 % des votants se sont prononcés en faveur de cette option, contre 31,5 % pour une primaire ouverte.
Un scrutin disputé
Le taux de participation s'est élevé à 72 %, soit près de 45 000 militants sur les 62 000 inscrits. Ce vote intervient dans un contexte de recomposition de la gauche, où le PS cherche à retrouver une place centrale après des scores en berne aux dernières élections. La décision de recourir à une désignation interne est perçue comme un moyen de contrôler le processus et d'éviter les divisions que pourrait engendrer une primaire ouverte.
Réactions contrastées
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a salué « un choix de responsabilité et de clarté ». Il a déclaré : « Les militants ont fait le choix de l'efficacité et de la cohérence. Cela nous permettra de présenter un candidat ou une candidate rapidement, avec un projet clair. » En revanche, certains élus, comme le maire de Paris, Anne Hidalgo, avaient plaidé pour une primaire ouverte, estimant qu'elle serait plus fédératrice. « C'est une occasion manquée de rassembler largement la gauche », a-t-elle réagi.
Calendrier serré
La désignation interne se déroulera en plusieurs étapes : une phase de parrainages jusqu'en septembre 2026, suivie d'un premier tour de vote des militants en octobre, et un éventuel second tour en novembre. Les candidats potentiels incluent Olivier Faure, le député Boris Vallaud, et la présidente de la région Occitanie, Carole Delga. Ce processus doit aboutir à la désignation du candidat socialiste avant la fin de l'année 2026.
Impact sur l'union de la gauche
Cette décision pourrait compliquer les discussions avec les autres partis de gauche, notamment La France insoumise et les écologistes, qui militent pour une candidature commune. Le PS espère néanmoins que son candidat pourra être un point de ralliement. Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2026, 34 % des électeurs de gauche se disent prêts à voter pour le candidat socialiste si celui-ci est issu d'une désignation interne, contre 28 % pour une primaire ouverte.
Enjeux pour 2027
Le PS, qui avait présenté Anne Hidalgo en 2022 (1,75 % des voix), mise sur ce processus pour redynamiser le parti et attirer de nouveaux militants. La désignation interne est également vue comme un test de la capacité du parti à se renouveler. Les prochains mois seront décisifs pour l'avenir du socialisme en France.



