L'adjoint à la propreté de Paris, Emmanuel Grégoire, a présenté ce lundi 6 juillet 2026 sa méthode pour traiter 1 000 points noirs dans la capitale. Ce plan vise à résoudre les problèmes récurrents de saleté, d'encombrants et de dépôts sauvages qui nuisent à la qualité de vie des Parisiens.
Une méthode en trois étapes
Emmanuel Grégoire a détaillé une approche en trois phases : diagnostic, intervention et suivi. La première étape consiste à cartographier précisément les 1 000 points noirs identifiés via les signalements des citoyens et les données des services de nettoyage. Ces zones seront classées par priorité en fonction de leur impact sur la vie quotidienne.
La deuxième phase concerne l'intervention : des équipes dédiées, composées d'agents de la Ville et de prestataires privés, seront déployées pour des opérations de nettoyage intensif. Chaque point noir sera traité en profondeur, avec une attention particulière aux encombrants et aux déchets dangereux.
Un suivi numérique et des sanctions
La troisième étape repose sur un suivi numérique via une application mobile. Les agents pourront signaler en temps réel l'état des lieux après nettoyage, et les citoyens pourront vérifier l'avancement des travaux. Emmanuel Grégoire a insisté sur l'importance de la transparence : « Chaque Parisien pourra voir sur une carte interactive si son point noir a été traité et dans quels délais. »
Par ailleurs, des sanctions renforcées sont prévues contre les incivilités. Les amendes pour dépôts sauvages passeront de 68 à 135 euros, et des caméras de surveillance seront installées dans les zones les plus critiques. Selon la mairie, 80 % des points noirs sont liés à des comportements individuels.
Un budget de 10 millions d'euros
Ce plan est doté d'un budget de 10 millions d'euros, financé par le budget municipal et des fonds européens. Emmanuel Grégoire a précisé que 500 agents supplémentaires seront recrutés d'ici 2027 pour renforcer les équipes de nettoyage. « Nous voulons passer d'une logique de réaction à une logique de prévention », a-t-il déclaré.
Les associations de quartier ont salué l'initiative, tout en appelant à une vigilance sur le suivi. « C'est un bon début, mais il faudra des résultats concrets et durables », a commenté Jean-Pierre Lefèvre, président de l'association Paris Propre. Le plan devrait être déployé progressivement à partir de septembre 2026.



