Montpellier 2026 : la profession de foi de Rémi Gaillard invalidée pour usage des couleurs tricolores
Profession de foi de Rémi Gaillard invalidée à Montpellier

La profession de foi de Rémi Gaillard invalidée à Montpellier pour non-respect du code électoral

À Montpellier, la campagne des élections municipales de 2026 connaît un premier rebondissement significatif. Ce vendredi 6 mars, la commission de propagande électorale a invalidé la profession de foi du candidat sans étiquette Rémi Gaillard, créant une polémique immédiate autour des règles de communication électorale.

Un signalement pour usage des couleurs tricolores

L'humoriste et candidat a annoncé sur le réseau social X que son document de campagne avait été rejeté suite à un signalement émanant de la liste du Parti socialiste menée par Michaël Delafosse. Rémi Gaillard a immédiatement pointé du doigt Sébastien Cote, directeur de campagne du maire sortant, l'accusant d'être à l'origine de cette démarche.

"Si la décision reste en l'état, je serais le seul candidat dont la profession de foi ne sera pas distribuée dans les boîtes aux lettres de Montpellier", a déploré le candidat, précisant qu'il n'avait pas de représentant présent lors de la commission.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une violation claire du code électoral

Selon Sébastien Cote, présent sur place, plusieurs listes ont effectivement signalé un problème sur la profession de foi de M. Gaillard. Le verso du document présentait une représentation du candidat avec les trois couleurs bleu, blanc et rouge, ce qui constitue une infraction à l'article R27 du code électoral.

"C'est strictement interdit depuis toujours par le code électoral", a rappelé le directeur de campagne, précisant que la commission était présidée par un magistrat indépendant qui, après consultation avec les services de la préfecture, a conclu à la non-conformité du document.

Les arguments juridiques en jeu

L'article R27 du code électoral interdit effectivement sur les affiches et circulaires électorales l'utilisation de l'emblème national ainsi que la juxtaposition des couleurs bleu, blanc et rouge lorsqu'elle peut entretenir une confusion avec l'emblème national. Seule la reproduction de l'emblème d'un parti politique est autorisée.

Rémi Gaillard a réagi avec ironie à cette décision, déclarant : "Les Français savent évidemment que le drapeau tricolore est bleu, beige, rouge", faisant référence à la teinte beige utilisée sur son document qu'il compare au blanc du drapeau.

Les conséquences et la suite des événements

Face à cette décision, le candidat sans étiquette a annoncé son intention de déposer un recours avec son avocat Jean-Robert Nguyen-Phung, qui figure sur sa liste en 69e position. Il souligne cependant que ses bulletins de vote respectent parfaitement le code électoral et pourront donc être utilisés lors du scrutin.

Cette affaire met en lumière les strictes règles qui encadrent la communication électorale en France et soulève des questions sur l'interprétation de ces dispositions. La commission de propagande électorale, dont la date était connue depuis quinze jours selon Sébastien Cote, a vu la présence de toutes les listes à l'exception de celle de Rémi Gaillard.

Le candidat se retrouve ainsi dans une situation délicate à moins de trois semaines du premier tour des élections municipales, devant soit modifier sa profession de foi pour la rendre conforme, soit obtenir gain de cause par voie de recours pour assurer la distribution de son document de campagne aux électeurs montpelliérains.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale