Le préfet rappelle à l'ordre le maire RN de Cagnes-sur-Mer sur le pavoisement irrégulier
Préfet rappelle à l'ordre maire RN sur drapeaux irréguliers

Un rappel à l'ordre préfectoral pour le nouveau maire RN

À peine installé dans ses fonctions, le nouveau maire Rassemblement National de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, a suscité une réaction officielle du représentant de l'État. En effet, le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a adressé un courrier daté du 31 mars 2026 au nouvel édile pour clarifier les règles régissant le pavoisement des édifices publics.

Le retrait du drapeau européen en question

L'élément déclencheur de cette intervention préfectorale est l'action du maire Masson, qui a ôté le drapeau européen du fronton de la mairie peu après son élection. Dans sa communication, l'élu avait justifié ce geste en affirmant que « La République ne reconnaît qu'un seul drapeau, le drapeau tricolore ». Une position que le préfet a tenu à nuancer en rappelant les obligations légales précises concernant l'étendard étoilé.

Les obligations légales rappelées par le préfet

Dans son courrier officiel, Laurent Hottiaux confirme bien que le drapeau tricolore est le seul emblème obligatoire lors des cérémonies nationales ou des deuils officiels. Cependant, il précise deux situations où le drapeau européen est formellement requis :

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  • Le 9 mai, Journée de l'Europe, conformément aux circulaires annuelles qui imposent le pavoisement aux couleurs de l'Europe pour commémorer la déclaration de Robert Schuman.
  • Sur la façade des écoles et établissements d'enseignement du second degré, publics comme privés sous contrat, où le Code de l'éducation (issu de la loi du 8 juillet 2013) impose son apposition au même titre que le drapeau français et la devise de la République.

Un pavoisement municipal jugé « irrégulier »

Le préfet ne s'est pas arrêté à la question du drapeau européen. Il a également relevé un problème dans la nouvelle configuration du pavoisement sur la façade de l'hôtel de ville de Cagnes-sur-Mer. Avec cinq drapeaux désormais présents, l'étendard tricolore « n'occupe pas la place d'honneur qui lui est pourtant dévolue ».

En effet, selon les règles protocolaires, le drapeau français doit occuper les première, troisième et cinquième positions dans une configuration à cinq drapeaux. Une disposition que la mairie n'aurait pas respectée, selon l'observation du représentant de l'État.

Un contexte politique local tendu

Cet incident s'inscrit dans un contexte politique local particulièrement animé dans les Alpes-Maritimes, département marqué par de nombreuses tensions entre différentes sensibilités politiques. L'arrivée d'un maire RN à Cagnes-sur-Mer et cette première prise de contact avec la préfecture illustrent les défis qui attendent le nouvel exécutif municipal.

Le courrier du préfet Laurent Hottiaux constitue ainsi un rappel des règles en vigueur, mais aussi un signal sur l'attention particulière que porteront les services de l'État aux actions de cette nouvelle municipalité d'orientation frontiste.

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