Parempuyre : plainte pour diffamation après des accusations de liens avec Zemmour
Plainte pour diffamation après accusations de liens avec Zemmour

Une plainte pour diffamation électrise la campagne municipale de Parempuyre

À quelques jours du second tour des élections municipales, prévu dimanche 22 mars, la vie politique de Parempuyre connaît un rebondissement judiciaire majeur. Estelle Bloch, colistière de la candidate Jennifer Michalak, a déposé plainte pour diffamation publique contre la maire socialiste sortante, Béatrice de François, qui ne se représente pas. Cette plainte, enregistrée à la gendarmerie de Blanquefort, fait suite à des accusations publiées sur les réseaux sociaux.

Des accusations qui font polémique

Le 17 mars, Béatrice de François a publié un message sur sa page Facebook affirmant qu'Estelle Bloch avait été la représentante d'Éric Zemmour dans la commune lors de la présidentielle 2022. La maire a également évoqué la présence de colistiers proches du mouvement Extinction Rebellion sur la liste Parempuyre nous inspire, menée par Jennifer Michalak. Des propos que la candidate concernée qualifie d'« indignes » et de mensongers.

Estelle Bloch, qui se présente sur une liste sans étiquette revendiquant son indépendance des partis politiques, nie catégoriquement ces allégations. « Je n'ai pas été représentante de Monsieur Zemmour en 2022, et je n'ai jamais été encartée auprès d'un quelconque parti politique », affirme-t-elle. Elle souligne son implication de douze ans dans la vie locale, notamment dans les comités de quartier et les associations de parents d'élèves.

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Des répercussions potentielles sur la sécurité

La candidate exprime de vives inquiétudes quant aux conséquences de ces accusations. « M'associer au nom Zemmour peut avoir de graves répercussions sur la sécurité de mon foyer et de mes proches. Des gens mal intentionnés pourraient s'en servir », témoigne-t-elle. Elle accuse Béatrice de François de chercher à déstabiliser les listes opposantes au candidat dont elle préside le comité de soutien, estimant que ces propos diffamatoires incitent à la haine et troublent l'ordre public.

La maire assume ses déclarations

Contactée, Béatrice de François assure ne pas être informée de la plainte déposée contre elle. Concernant le contenu de son post Facebook, elle assume pleinement ses propos. « Lorsque j'écris quelque chose, j'en ai les preuves. C'est du factuel. Et si on va au tribunal, j'en ferai état », déclare-t-elle. La maire sortante, qui se revendique socialiste, ajoute : « Quand on est proche des valeurs de quelqu'un, on doit la vérité aux gens. J'ai toujours dit que j'étais socialiste, cela ne m'a pas empêché de faire trois mandats et d'être le maire de tout le monde. »

Cet épisode illustre la tension croissante dans la campagne électorale de Parempuyre, où les enjeux locaux se mêlent aux controverses nationales. L'affaire pourrait avoir un impact significatif sur le scrutin de dimanche, alors que les électeurs sont appelés à choisir leur nouveau conseil municipal.

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