Plainte déposée par l'adjointe au maire de Nîmes contre une publication Facebook
Valentine Wolber, adjointe au maire de Nîmes déléguée aux commerces, à la redynamisation du centre-ville et au personnel municipal, a annoncé avoir déposé plainte ce vendredi 6 mars 2026 auprès de la procureure de Nîmes. Cette action judiciaire vise une publication parue sur la page Facebook "Nîmes en mieux" en date du 27 février dernier, que l'élue qualifie de "propos et allégations de faits tout à la fois injurieux, diffamatoires et sexistes".
Une publication qui évoque une relation avec Franck Proust
Le message incriminé sous-entendait l'existence d'une relation entre Valentine Wolber et Franck Proust, candidat aux élections municipales de 2026 et actuel premier adjoint. Colistière de ce dernier sur la liste "Tout Nîmes" où elle occupe la deuxième position, l'adjointe dénonce une atteinte grave à sa dignité et à celle de toutes les femmes en politique.
Dans son communiqué, elle précise : "Ces propos d'une misogynie d'un autre temps sont constitutifs d'une véritable atteinte à ma dignité et, partant, à celles de toutes les femmes qui développent – ou tentent de développer – une carrière professionnelle ou politique sur leurs seuls mérites objectifs." La publication laissait entendre qu'elle aurait bénéficié de traitements de faveur pour ses délégations ou sa prise de poste en tant que présidente de la SPL Culture et Patrimoine.
Dénonciation de stéréotypes sexistes
Valentine Wolber insiste sur le caractère discriminatoire des allégations : "Je ne peux laisser sans réponse de tels propos sexistes et discriminatoires, sous-entendant sans détour ni complexes que, lorsqu'on est une femme, on ne pourrait obtenir et exercer de responsabilités que 'grâce' à un homme, indépendamment des compétences, du travail et de l'engagement déployés pour ce faire."
Elle relève également des inexactitudes dans la publication, notamment concernant sa délégation : "'propulsée adjointe au Logement' (ce qui est totalement faux, étant déjà adjointe, et ayant vu ma délégation élargie au Personnel, et non au logement...)." L'élue évoque par ailleurs "la revanche de certains candidats" dans ce contexte pré-électoral.
Un appel à la responsabilité collective
Dans sa conclusion, Valentine Wolber met en garde contre les conséquences de telles publications : "Ceux qui ont publié ce post, ceux et celles, complices, qui l'ont republié – idiots (in)utiles comme il y en a toujours dans ces situations – contribuent à discréditer la politique, mais plus encore, portent atteinte à la dignité et à l'honneur de toutes celles qui veulent être reconnues pour leur expertise, leurs compétences, leur engagement, et non leur genre."
Cette plainte intervient dans un contexte de campagne pour les municipales de 2026 à Nîmes, où Valentine Wolber figure en position éligible sur la liste menée par Franck Proust. L'affaire soulève des questions plus larges sur le sexisme en politique et l'utilisation des réseaux sociaux dans les joutes électorales.



