La permanence de Borne n'est pas abandonnée, elle n'est juste plus utilisée
Permanence de Borne : plus utilisée, pas abandonnée

La permanence parlementaire d'Élisabeth Borne, située dans le Calvados, n'a pas été abandonnée, selon un communiqué de son équipe. Elle est simplement moins utilisée, car les demandes des citoyens ont diminué. Cette précision intervient après des accusations de l'opposition, qui dénonçait un désintérêt de l'ancienne Première ministre pour ses administrés.

Une permanence toujours ouverte mais peu sollicitée

Contrairement à ce qui a pu être affirmé, la permanence de la députée du Calvados n'a pas été fermée. Les locaux sont toujours loués et un agent est présent pour répondre aux appels. Cependant, le nombre de rendez-vous a chuté, passant de plusieurs dizaines par semaine à quelques-uns par mois. Cette baisse s'explique par la notoriété nationale de Mme Borne, qui reçoit désormais la majorité des sollicitations par courrier électronique ou via les réseaux sociaux.

Des critiques de l'opposition

L'opposition locale avait pointé du doigt l'absence de l'élue dans sa circonscription, l'accusant de négliger ses mandats locaux. « C'est un signe de plus que Borne se désintéresse du terrain », avait déclaré un conseiller municipal d'opposition. L'équipe de la députée rétorque que les permanences physiques ne sont plus adaptées aux nouvelles habitudes de communication.

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La situation a suscité un débat sur l'utilité des permanences parlementaires à l'ère numérique. Certains estiment qu'elles restent indispensables pour les personnes âgées ou peu connectées, tandis que d'autres jugent qu'elles doivent évoluer. Mme Borne, qui a été Première ministre de mai 2022 à janvier 2024, continue d'exercer son mandat de députée et participe régulièrement aux séances à l'Assemblée nationale.

Une adaptation aux nouveaux modes de contact

L'équipe d'Élisabeth Borne assure que les administrés peuvent toujours la contacter par téléphone, mail ou via son site internet. « Nous répondons à toutes les demandes, mais les gens préfèrent souvent les canaux numériques », explique un collaborateur. La permanence physique reste accessible sur rendez-vous, mais les créneaux sont rares.

Cette affaire relance le questionnement sur le rôle des élus locaux et leur présence sur le territoire. Alors que la dématérialisation des services publics s'accélère, les permanences parlementaires doivent-elles se réinventer ? Pour l'instant, celle de Mme Borne reste ouverte, mais son inutilisation relative pourrait à terme poser la question de son maintien.

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