Haute fonction publique : la feuille de route du nouveau directeur de l’INSP
Nouveau directeur de l’INSP : sa feuille de route

Le nouveau directeur de l’Institut national du service public (INSP), établissement qui a remplacé l’ENA en 2022, a présenté sa feuille de route pour les années à venir. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi, il a détaillé les grandes orientations de sa stratégie visant à moderniser la formation des hauts fonctionnaires.

Une réforme en profondeur

L’INSP, créé pour succéder à l’ENA, entend incarner une rupture avec le passé. Le nouveau directeur, nommé en avril dernier, souhaite mettre l’accent sur l’ouverture sociale et la diversification des profils. Parmi les mesures phares, figurent l’élargissement des voies d’accès au concours et le renforcement des stages en territoires.

Objectifs clés

  • Augmenter de 30 % le nombre d’étudiants boursiers d’ici 2028.
  • Développer des partenariats avec les universités et les grandes écoles.
  • Introduire des modules obligatoires sur la transition écologique et numérique.

Le directeur a également insisté sur la nécessité de décloisonner la haute fonction publique. Il a annoncé la création d’un pôle d’innovation pédagogique et d’un observatoire des métiers de l’État.

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Des critiques persistantes

Malgré ces annonces, des syndicats et des associations d’anciens élèves de l’ENA restent sceptiques. Ils dénoncent une réforme « cosmétique » et craignent que l’INSP ne reproduise les travers de son prédécesseur. Le directeur a répondu en promettant une évaluation indépendante des résultats dans trois ans.

La feuille de route sera soumise au conseil d’administration de l’INSP le mois prochain. Elle devra ensuite être validée par le gouvernement, qui en a fait une priorité de son quinquennat.

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