Nîmes : le score décevant de Pascal Dupretz et des Insoumis aux municipales
Les résultats du premier tour des élections municipales à Nîmes ont apporté une amère déception aux militants de La France Insoumise. Pascal Dupretz, le candidat LFI, n'a pas réussi à franchir la barre symbolique des 5%, obtenant seulement 4,46% des suffrages exprimés.
Une soirée électorale morose pour les Insoumis
Dès 19h30, les militants insoumis ont commencé à affluer au local de campagne situé place Saint-Charles. L'ambiance était déjà tendue lorsque, vers 20 heures, ils ont allumé la télévision pour suivre les premiers résultats. La tristesse s'est rapidement installée dans la salle alors que les chiffres défavorables s'affichaient sur l'écran.
"C'est mauvais pour nous", ont murmuré certains militants. "Très mauvais ?" a demandé un autre. "Oui", a été la réponse laconique qui a résumé l'état d'esprit général.
Les espoirs déçus de Pascal Dupretz
En début de soirée, Pascal Dupretz nourrissait encore l'espoir d'atteindre les 5% nécessaires pour pouvoir proposer une "fusion technique" à Vincent Bouget, le candidat divers gauche. Mais au fil des annonces, ces espoirs se sont progressivement évanouis, remplacés par une inquiétude grandissante, particulièrement accentuée par les succès simultanés de l'extrême droite dans la ville.
Le candidat insoumis a néanmoins tenté de positiver le résultat : "Notre liste a montré qu'une partie non négligeable de Nîmois se retrouvent dans notre projet de rupture. Ce résultat, nous l'avons obtenu dans l'adversité. Ils peuvent compter sur l'ensemble de nos colistiers et colistières pour tenir bon sur nos engagements".
Le discours des militants : entre fierté du travail et regret de la mobilisation
Les militants présents ont tenu un discours similaire, exprimant leur fierté du travail accompli pendant la campagne électorale :
- "On a soudé des gens autour de nous"
- "On a eu beaucoup d'échanges positifs, des retours positifs"
Mais cette satisfaction était tempérée par un regret majeur : "Notre électorat ne s'est pas mobilisé", ont-ils déploré, reconnaissant ainsi l'une des causes principales de leur score décevant.
Le message de Pascal Dupretz à ses troupes
Vers 21 heures, lorsque les résultats sont devenus définitifs, Pascal Dupretz a pris la parole devant ses militants rassemblés. La gorge nouée par l'émotion, il a déclaré : "Il ne faut pas oublier ce que l'on a fait".
Le candidat a ensuite tourné son regard vers l'avenir : "Cette élection est une étape de construction. On a rencontré des personnes, on s'est montré, les habitants savent qui on est. Il faut voir le pas qu'on a fait même s'il n'est pas aussi grand que celui qu'on aurait voulu faire. Il y aura d'autres batailles, il faut qu'on se serre les coudes pour les mener. Le danger fasciste est plus près de nous qu'on le croyait. On est tous tristes car on a beaucoup donné".
Les perspectives pour le second tour
Pascal Dupretz a également évoqué le deuxième tour qui s'annonce, lançant un appel clair : "Pas une voix pour le RN, pas une voix pour la droite extrême de Proust". Cependant, le candidat insoumis attend un geste de Vincent Bouget pour une consigne de vote plus précise et plus claire concernant le positionnement à adopter face aux différentes forces politiques en présence.
Cette défaite électorale, bien que douloureuse pour les Insoumis nîmois, est présentée par leur candidat comme une simple étape dans un processus de construction politique plus long. La capacité du mouvement à rebondir après ce revers et à préparer les "autres batailles" évoquées par Pascal Dupretz sera déterminante pour son avenir dans la région.



