Municipales 2026 à Nîmes : Plantier défend sa fusion avec Rouverand lors d'un meeting
Nîmes 2026 : Plantier justifie sa fusion avec Rouverand

Un meeting décisif pour les municipales nîmoises

Devant près de 800 personnes réunies jeudi soir à la Halle des sports de Nîmes, Julien Plantier (DVD) et sa numéro deux Valérie Rouverand (Renaissance) ont lancé leur ultime meeting avant le premier tour des élections municipales de 2026. L'événement, organisé par la liste L'Avenir nîmois, a servi de plateforme pour défendre leur fusion récente et attaquer leurs principaux adversaires.

Une présentation en duo des candidats

La soirée a débuté avec Sophie Roulle et Corentin Carpentier, respectivement quatrième et quinzième de la liste, qui ont présenté avec emphase chacun des 59 colistiers. Leur intervention a été suivie par celle de Dolorès Orlay-Moureau (12e) et Julien Devèze (3e). La première a dressé un portrait de Julien Plantier comme un homme "taiseux" et volontaire, soulignant que "cette réserve est une carapace nécessaire pour encaisser la brutalité avec élégance", avant de critiquer La France Insoumise. Le second s'en est pris à Vincent Bouget, l'accusant de ne pas avoir chiffré son programme.

Fanny Rouveret (10e) et Xavier Douais (5e) ont formé le troisième duo. Elle a décocché des flèches contre Julien Sanchez, candidat RN qui se dit "fier d'être Nîmois" alors qu'il était récemment encore Beaucairois. Xavier Douais a quant à lui critiqué les "annonces parfois spectaculaires" du camp de Franck Proust et les "surenchères" destinées à rattraper des sondages poussifs.

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La défense de la fusion Plantier-Rouverand

Le clou de la soirée a été l'intervention du "binôme, duo d'évidence, tandem" formé par Valérie Rouverand et Julien Plantier. Ces deux candidats, qui étaient encore têtes de liste concurrentes il y a trois mois, ont choisi de fusionner leurs forces pour former une liste unique. "En politique, on aime à faire croire que le pouvoir est solitaire. Et bien nous, nous avons choisi l'inverse !", s'est réjouie Valérie Rouverand.

Julien Plantier a ensuite pris la parole, développant son discours en mode crescendo. Il a commencé par des phrases convenues : "Gouverner une ville demande trois choses : du travail, du courage, une vision". Puis il a affirmé son attachement à la ville : "Je suis né ici, j'ai grandi ici, j'ai construit ma vie et ma famille ici, je suis un enfant de Nîmes !" Il a également présenté des éléments de son programme, incluant le renforcement des effectifs de police municipale et une baisse de la taxe foncière.

Des attaques ciblées contre les adversaires

La partie la plus virulente du discours a été consacrée aux attaques contre les autres candidats. Julien Plantier s'en est pris à Julien Sanchez, qu'il accuse d'arriver "tardivement dans la campagne" après avoir "quitté la mairie de Beaucaire pour répondre aux sirènes d'un mandat européen". "La politique municipale, ce n'est pas un tremplin pour une carrière nationale !", a-t-il lancé.

Vincent Bouget a également été visé avec son "conglomérat baptisé Nîmes en commun", qualifié de "coalition d'opportunité". La France Insoumise n'a pas été épargnée, avec la critique d'un programme "extrême qui nous conduit dans le mur".

Mais l'attaque la plus personnelle a été réservée à Franck Proust, ancien allié de la majorité Fournier. "On a tenté de me faire passer pour le traître, l'arrogant, l'homme de l'ego. Non Franck Proust, je n'ai pas trahi, j'ai agi !", a déclaré Plantier avec fougue.

Un appel à la mobilisation

Pour conclure, Julien Plantier a encouragé les électeurs à ne pas se fier aux sondages, affirmant que "les plus belles victoires sont celles que personne n'avait prévues". Ce meeting, dernier avant le premier tour, a servi de rampe de lancement pour la liste L'Avenir nîmois qui espère créer la surprise malgré des sondages difficiles.

La fusion entre Julien Plantier et Valérie Rouverand, présentée comme un choix stratégique plutôt qu'une trahison, reste au cœur de leur campagne. Ils misent sur leur complémentarité et leur connaissance du terrain nîmois pour convaincre les électeurs lors du scrutin municipal de 2026.

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