Municipales 2026 à Nîmes : la droite unie derrière Franck Proust pour la victoire finale
Nîmes 2026 : la droite unie derrière Franck Proust

La campagne municipale nîmoise s'achève sur un front commun de la droite

La place du Chapitre à Nîmes a vibré jeudi soir au rythme des derniers mots de la campagne électorale. Près de 400 personnes se sont rassemblées pour la réunion publique de clôture de Franck Proust, candidat Les Républicains aux élections municipales de 2026. Un an jour pour jour après le lancement de sa campagne derrière le Musée du Vieux Nîmes, le candidat a bouclé la boucle dans une atmosphère d'union rarement vue dans la vie politique locale.

Une famille politique réconciliée

La scène présentait un spectacle inhabituel pour les observateurs politiques nîmois. Aux côtés de Franck Proust se tenaient Valérie Rouverand et Julien Plantier, ses anciens concurrents au sein de la droite et du centre droit, ainsi que le maire sortant Jean-Paul Fournier. Ces « jolies photos de familles réconciliées », comme les a décrites l'assemblée, symbolisaient la fusion des trois candidatures qui s'étaient affrontées au premier tour.

Corentin Carpentier et Tiphaine Leblond, les jeunes de l'équipe, ont ouvert les hostilités en retraçant le cheminement qui a conduit ces « chemins séparés au premier tour » à converger vers une liste unique. Ils ont énuméré les engagements communs : une baisse de 6% de la taxe foncière, une consultation citoyenne sur l'avenir du stade des Costières, et des mesures concrètes pour renforcer la sécurité dans la ville.

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Un message clair contre les adversaires

Julien Plantier a monté sur scène avec un discours sans ambiguïté. « Je ne souhaite pas me réveiller lundi avec soit un maire communiste soit un maire qui découvre Nîmes », a-t-il déclaré, visant respectivement Vincent Bouget et Julien Sanchez du Rassemblement National. Il a poursuivi avec une formule qui est devenue le leitmotiv de la soirée : « Si nous sommes là, c'est parce que nous avons Nîmes dans le cœur ! »

Le candidat a particulièrement critiqué Julien Sanchez, qu'il a accusé d'avoir « choisi son domicile au plus près de la gare pour être plus proche de Paris ou Bruxelles », suggérant que Nîmes ne serait pour lui qu'un « tremplin » politique. « Nîmes ne doit pas être un tremplin », a-t-il martelé devant une assemblée conquise.

Le rebond après le premier tour

Franck Proust a pris la parole avec l'humilité d'un candidat qui reconnaît avoir « pris une claque au premier tour ». Mais il a rapidement retrouvé la combativité qui caractérise sa campagne. « Comme le dit David Tebib, le président de l'Usam, la qualité d'un sportif, c'est aussi le rebond ! », a-t-il lancé, faisant référence au club de handball nîmois.

Le candidat LR a appelé à la prudence et au réalisme : « Il ne faut ni le grand soir, ni le grand saut. C'est Nîmes qui est en jeu ! » Son message final a été un appel clair au vote utile : « Alors dimanche soir, un seul bulletin, un seul vote, Nîmes par-dessus tout ! »

Un enjeu qui dépasse les clivages traditionnels

Cette réunion de clôture marque l'aboutissement d'un processus d'union qui semblait improbable il y a encore quelques semaines. La présence de Jean-Paul Fournier, maire sortant, aux côtés de ses anciens concurrents, donne à cette coalition un poids symbolique considérable. Elle représente l'ensemble de la droite historique nîmoise unie face à ce qu'elle perçoit comme des dangers pour la ville.

Les références répétées à l'attachement viscéral à Nîmes, opposé à l'image de candidats qui « découvriraient » la ville, constituent le cœur du message de cette coalition. C'est un argument qui cherche à toucher l'électorat local au-delà des étiquettes politiques, en jouant sur la fibre identitaire et l'attachement au territoire.

Alors que les bureaux de vote ouvriront dimanche, cette démonstration de force et d'unité vise à convaincre les derniers indécis que la droite unie représente la seule alternative crédible pour éviter selon eux un basculement politique historique à Nîmes.

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