Nice : Eric Ciotti réduit les directions de 126 à 32, un organigramme chamboulé
Nice : Ciotti réduit les directions de 126 à 32

Le maire de Nice et président de la Métropole, Eric Ciotti, a annoncé ce vendredi 10 juillet 2026 un nouvel organigramme fusionné des services des deux institutions. Les directions passeront de 126 à seulement 32, une réduction drastique qui vise à rationaliser et simplifier l'administration.

Une réorganisation en profondeur

Ciotti a justifié cette mesure en comparant avec des collectivités de taille similaire : « les ratios étaient très nettement supérieurs par rapport à la population ». Il a précisé qu'il ne s'agit pas de « dégagisme » mais d'une mutualisation renforcée entre la Ville et la Métropole. Les directeurs généraux adjoints (DGA) seront au nombre de neuf, répartis autour de quatre piliers : la sécurité, la proximité, les finances et la stratégie de développement.

Christophe Picard, directeur général des services, a expliqué : « On ne sabre pas, on regroupe. L'immense majorité de ces nouveaux directeurs seront constitués des directeurs qui existent aujourd'hui ». Les recrutements sont en cours, en interne et en externe, avec pour objectif des nominations au 1er septembre. Une seconde phase réorganisera chacune de ces directions.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Objectifs : économies et efficacité

Le maire souhaite « rationaliser et simplifier » pour réaliser « des économies de dépenses publiques » et gagner en efficacité. Il veut des prises de décisions et des actions « plus directes et rapides ». L'idée est de « mettre le paquet là où c'est nécessaire », en prenant exemple sur l'augmentation de 50 % des effectifs de la police municipale. Selon lui, il s'agit d'« un légitime changement au moment d'une alternance ».

L'organigramme a été présenté au comité social territorial le 30 juin et « il n'y a eu aucune opposition de la part des organisations syndicales », a affirmé Ciotti.

Économies et impact sur les agents

Les rémunérations « ne seront pas perdues car elles sont liées au grade de la fonction territoriale », a précisé le maire. La logique est celle de la réduction des moyens : voitures de service, secrétariats, locaux… Le chiffrage des économies est encore flou, mais « nous estimons que cette nouvelle organisation permettra une économie entre 5 et 10 millions d'euros par an ».

Concernant les directeurs qui quitteront leurs postes, Ciotti a annoncé : « Des personnes se retrouveront à un échelon hiérarchique différent. Il n'y aura pas de licenciement. C'est la règle et c'est notre volonté ». Pour les agents en CDD, les contrats seront évalués au cas par cas : « Il peut y avoir des non-renouvellements de CDD », a-t-il glissé.

Réactions de l'opposition et des syndicats

Julien Picot, élu communiste d'opposition et président de la commission des finances, a dénoncé : « Derrière les annonces de “réorganisation” se cache une réalité : moins d'agents, c'est moins de service public, moins de proximité et une dégradation du service rendu aux habitants ».

La CGT Nice Métropole a également réagi : « Derrière l'hypocrisie des termes managériaux de “réactivité” et d'“efficience”, la réalité est brutale : suppressions de postes, restructurations forcées et réduction programmée des moyens humains ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale